Acome met beaucoup d'espoirs dans le plan très haut débit

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En se déplaçant à Mortain le 6 décembre dernier pour donner le top départ d'un programme d'investissements de 2 milliards d'euros pour le déploiement d'infrastructures de très haut débit, François Fillon est venu saluer un département - la Manche - devenu une référence pour le numérique, et une entreprise indépendante - Acome - qui s'apprête à investir 20 millions d'euros, dont 10 millions dans le très haut débit. Cette entreprise pas tout à fait comme les autres est une Scop (société coopérative et participative) qui réalise un chiffre d'affaires de 350 millions avec 1.350 salariés (1.100 en France dont 1.000 à Mortain) où se trouve le siège social. 55 % des ventes à l'exportSpécialiste du câble en cuivre et du câble en fibre optique, le premier groupe industriel coopératif français s'est affirmé sur le marché des réseaux d'infrastructures (téléphoniques, ferroviaires et de distribution d'énergie). Premier fournisseur de câbles pour France Télécome;lécom, la société se targue de réaliser 25 % de son activité avec des produits nouveaux. « Nous consacrons 10 % de notre effectif et 5 % de notre chiffre d'affaires à la R&D », avait souligné le PDG, Régis Paumier, en recevant le Premier ministre. Acome, qui évolue depuis sa création dans le « métier du câble », entend également « devenir un acteur important du très haut débit en France et en Europe ». Avec 55 % de ses ventes à l'export, le groupe dispose de filiales en Allemagne, Italie et Espagne et possède deux usines de câbles pour l'automobile en Chine (200 salariés) et une autre au Brésil (50 salariés).Si l'activité « fibre optique » n'emploie aujourd'hui que 200 personnes à Mortain, elle devrait monter en puissance au vu des perspectives du secteur, alors qu'il n'y a en France que deux usines de fabrication de fibre optique, celle d'Acome dans la Manche et celle de Draka dans le Pas-de-Calais. La fibre optique - constituée de silice - « c'est l'avenir des réseaux de télécommunication très haut débit, insiste Jean-Luc Rochefort, directeur de la stratégie. Elle permet une transmission quasi illimitée de l'information en termes de débit sur longue distance grâce à ses propriétés de faibles pertes en ligne et de large bande passante. »Une Réserve impartageable Ses investissements - lignes d'extrusion, d'assemblage et de gainage - Acome va les financer pour l'essentiel sur ses fonds propres, avec l'implication financière de ses salariés- associés. « L'essentiel de nos résultats reste dans l'entreprise, observe le dirigeant. Après distribution de dividendes sur les parts sociales, 50 % des résultats de l'entreprise ne peuvent être distribués et constituent une réserve impartageable, le reste revient aux salariés sous forme de participation bloquée pendant cinq ans ». Les salariés ont la possibilité de souscrire à un fonds commun de placement d'entreprise ; cette épargne est alors convertie en parts sociales de la société. « Les salariés choisissent généralement cette solution, de sorte que l'essentiel du résultat revient dans le capital et sert à financer le développement de l'entreprise », précise Jean-Luc Rochefort.

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