La valeur à suivre
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Sans surprise, le conseil de surveillance d'IMS a unanimement jugé inacceptable l'offre publique d'échange (OPE) présentée la semaine dernière par Jacquet Metals. Cible d'une offre inamicale, IMS estime d'abord que les termes patrimoniaux proposés « ne reflètent en aucune manière la valeur intrinsèque » de l'entreprise. Bataille d'arguments« Le projet, de par le changement de contrôle qui pourrait s'ensuivre, ouvrirait aux banques prêteuses d'IMS et de Jacquet Metals la faculté de demander le remboursement anticipé de la plupart de leurs créances et de mettre techniquement le nouvel ensemble en situation de défaut en l'absence d'un réel projet de refinancement global », peut-on également lire dans le communiqué publié par IMS. Du coup, « le conseil de surveillance a demandé au directoire de poursuivre la mise en oeuvre de son plan de redressement et la recherche des financements appropriés », a conclu IMS. Après l'offensive lancée il y a quelques jours par Jacquet, IMS a donc tenté de présenter les dangers de cette opération. Mais Jacquet semble déterminé à aller jusqu'au bout estimant que le projet de cession de la filiale Stappert par la direction d'IMS, projet qui l'a poussé à lancer son offensive, n'est rien d'autre que le début du démantèlement de l'entreprise. Sentiment d'ailleurs partagé par l'ancien dirigeant d'IMS, François Faijean. Pour lui, la vente de Stappert est une décision incompréhensible et particulièrement grave, celle-ci étant susceptible de faire perdre une part substantielle du chiffre d'affaires d'IMS. Depuis la reprise des cotations, la prime offerte par l'OPE de Jacquet s'est toutefois sensiblement réduite, l'action de ce dernier ayant largement reflué alors que celle d'IMS s'est maintenue. P. B.-B.+ 2,33 %
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