Toute toute première fois

Quel est le point commun entre les colonies de vacances et le monde de la mode parisienne?? Réponsee;ponse?: Benoît Tardif. C'est dans les camps d'été de son enfance, auxquels il participe dès l'âge de 7 ans, que ce styliste privé (« personal shopper » en anglais) a trouvé sa vocation?: « J'habillais tous mes copains pour les fameuses boums qui avaient lieu pendant les vacances. C'était la consécration. Ça m'est rest頻, raconte en souriant le jeune homme de 31 ans, dont la barbe est impeccablement taillée. À Rennes, sa ville natale, il passe donc un BEP de vente car selon lui « dans le vêtement il y a deux extrémités?: le studio de création, à la genèse des produits, et le vendeur avec ses clients. Pour moi, il n'y avait rien de plus excitant que de composer une silhouette pour une personne qui se présente à moi », indique ce spécialiste du prêt-à-porter masculin haut de gamme.En 2001, il accède au monde de la mode parisienne en se faisant embaucher dans une boutique Valentino franchisée. C'est là qu'il apprend les ficelles d'un métier où le vendeur, plus qu'un conseiller, est un homme de confiance pour le client. Dès l'année suivante, il accède au « saint des saints »?: la boutique Prada, avenue Montaigne, à Paris. S'ensuivent Hermès, avenue George V, et Yves Saint Laurent, rue du Faubourg-Saint-Honoré.Alors qu'il travaille pour cette dernière, Benoît Tardif dispense ses premières « leçons » particulières?: « Je faisais beaucoup de lèche-vitrines pour me nourrir de ce qui se faisait et, lorsque je composais des looks pour les clients, j'étais le premier à leur dire?: ?À côté, chez Lanvin, j'ai repéré telle veste qui serait très bien pour telle silhouette?. De là, certains ont commencé à me demander des journées off pour les accompagner dans les boutiques. »Nommé directeur adjoint de sa boutique en 2006, il se retrouve « à devoir gérer une équipe, un stock, un chiffre d'affaires ». La promotion, bien que rare, ne lui sied pas?: « J'étais en bas, devant un ordinateur, à ne plus faire de vente, à perdre du contact avec les clients et les vêtements. » Il décide de lancer sa propre activité, Benoît Habilleur. Avec le carnet d'adresses qu'il s'est constitué chez Saint Laurent, celui qui se donne six mois pour réussir, a déjà des clients avant d'avoir quitté l'enseigne. Aujourd'hui, Benoît Tardif assure la direction artistique de campagnes publicitaires pour des marques tout en travaillant sur des événements comme le Festival de Cannes ou les césars. Il déteste le mot « relooking » et habille hommes et femmes, personnalités politiques comme artistes ou comédiens, en partant toujours « de l'humain, de la personnalit頻, sans rien imposer. Qui a dit que le monde de la mode n'était que diktats?? Cindy Salhi ? Demain : Gilles Clément, mon premier jardin de fleurs sauvages.

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