D'hier à aujourd'hui, la folle histoire des retraites

 |   |  283  mots
Alors que le dénouement approche dans le conflit sur les retraites, chaque camp tente de prendre l'avantage. Ce lundi, à la veille d'un nouvel appel à cesser le travail et à manifester contre la réforme des retraites, la tension est donc allée crescendo. Tout au long de la journée, l'exécutif a alterné entre fermeté et dramatisation. Les appels à la mobilisation des jeunes ? « Totalement irresponsables », selon Éric Woerth, ministre du Travail. De nouvelles concessions ? « Je ne vois plus de marge de manoeuvre », a rétorqué Gérard Longuet, le président du groupe UMP au Sénat, où le texte doit être examiné jusqu'à la fin de la semaine. Les organisations syndicales n'ont pas été en reste dans l'espoir de rassembler autant de manifestants ce mardi que le 23 septembre, date de la précédente journée d'actions organisée en semaine, soit entre 1 (selon la police) et 3 millions (selon la CGT) de personnes. « C'est une des dernières occasions de faire reculer le gouvernement », a lancé, dès dimanche, François Chérèque, le leader de la CFDT. « Ce ne serait pas responsable dans une démocratie qu'un gouvernement parie sur un affrontement avec les risques que ça peut comporter », a renchéri Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière. L'expérience des réformes passées, que « La Tribune » vous invite à revisiter, le montre. Les retraites déclenchent des conflits soudains et difficilement contrôlables par les syndicats. Cette fois, pour l'exécutif, le danger pourrait venir du ralliement de la jeunesse à une contestation circonscrite jusqu'alors au monde du travail. Ou d'une radicalisation qui serait l'expression d'un ras-le-bol politique. À ce titre, les prochaines heures et prochains jours seront décisifs.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :