Wall Street sur le point d'effacer Lehman Brothers

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De mauvais chiffres sur le front de l'emploi et voilà le Dow Jones qui repasse le cap des 11.000 points. Suite à la publication vendredi dernier du rapport mensuel du département du Travail, l'indice phare de la Bourse de New York a ainsi terminé en hausse de 0,53?% à 11.006 points, son plus haut niveau en clôture depuis le 3?mai dernier. Un paradoxe?? «?Les statistiques de l'emploi ne sont évidemment pas bonnes mais les chiffres du secteur privé ne sont pas catastrophiques?», nuance David Bianco, stratégiste chez Bank of America Merrill Lynch.Surtout, les investisseurs semblent prendre pour acquis la mise en place par la Réserve fédérale de nouvelles mesures de soutien de l'économie, la reprise des rachats d'emprunts d'État américains revenant avec insistance. La publication ce mardi soir des traditionnelles minutes de sa dernière réunion pourrait déjà donner quelques indications. Le prochain Comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale américaine ne se tiendra que le mardi 3?novembre. D'ici là, les pressions, tant politiques que médiatiques, alors que la campagne des élections de mi-mandat bat son plein aux États-Unis, ne manqueront pas de s'accentuer.PrudenceDans ce contexte, les marchés devraient poursuivre leur rally. Depuis le 2?juillet, date de leur plus bas annuel, le Dow Jones et le S&P 500 ont grimpé de plus de 13?%. Sur le seul mois de septembre, les deux indices ont gagné près de 9?%. Petit à petit, ils se rapprochent même de leur niveau du vendredi 12 septembre 2008. Soit deux jours avant la faillite de Lehman Brothers. «?S&P 500 va encore progresser de 7?% pour terminer l'année à 1.250 points,?» pronostique David Bianco. Le 12 septembre 2008, il avait clôturé à 1.252 points.2010 se conclurait ainsi sur un gain de 12?%. Cette tendance haussière devrait continuer en 2011, poursuit l'analyste. Il prédit un S&P 500 à 1350 points à la fin de l'année prochaine. «?Le marché action est encore attractif. Malgré la reprise timide de l'économie, les profits des entreprises, hors financières, ont retrouvé leurs niveaux d'avant crise,?» explique-t-il. Mais les incertitudes macroéconomiques et politiques poussent toutefois à la prudence. D'ailleurs, d'autres sont moins optimistes?: Oppenheimer ne voit par exemple qu'un S&P 500 à 1.300 points fin 2011. Jérôme M

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