« FedEx augmente ses capacités à Paris »

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Le fret aérien montre des signes de reprise. Est-ce le cas en Europe ? Nous constatons une reprise depuis novembre-décembre. Les entreprises reconstituent leurs stocks, tombés au plus bas pendant la crise. Le plan de relance chinois a aussi fait son effet. La croissance au départ d'Asie est très forte. Néanmoins, nous n'avons pas retrouvé le niveau de recettes unitaires de 2008. Une fois les stocks reconstitués, c'est l'inconnu. Il faut que la consommation reparte. Quels marchés tirent la reprise ? Plutôt l'Asie, et un peu l'Amérique latine (Brésil, Argentine, Mexique). Pour FedEx Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord se portent bien. Avec la faiblesse du dollar, les importations américaines sont fortes. Tous les secteurs sont en croissance.Comptez-vous augmenter votre capacité sur Paris, votre hub principal en Europe ? L'an dernier, en pleine crise, nous avons accru notre capacité sur Barcelone, Budapest, Vienne, et ajouté un vol vers les états-Unis. Fin mars, nous avons ouvert un vol Paris-Hong-Kong. Il y a donc une hausse de capacité à Paris, liée à la croissance naturelle de l'express. à Roissy, nous voulons ajouter des parkings-avions pour pouvoir accepter plus d'appareils et augmenter les capacités de tri. Car le marché va repartir. L'agrandissement de Roissy et, dans quelques mois, l'ouverture de Cologne nous permettront de tenir jusqu'en 2015-2016. Et après ? On verra. Il y a plusieurs formules. à Paris, nous travaillons sur des plages horaires très réduites. Entre minuit et 4 heures, la loi nous interdit d'ajouter des vols. C'est pour cela en partie que nous avons des hubs secondaires. à Londres Stansted, et bientôt à Cologne, qui va nous aider à répondre à une demande accrue. Mais à Paris il est possible de rajouter des vols en dehors de la fenêtre de nuit qui concerne essentiellement les vols intra-européens. Où en est le projet Carex de transfert vers le ferroviaire du fret aérien à partir de l'aéroport de Roissy ? Nous avons créé en 2009 le GEC Carex qui regroupe six chargeurs potentiels (FedEx, UPS, TNT, Air France, La Poste et WFS). L'idée est d'estimer les volumes de ces six chargeurs et de mener un dialogue compétitif avec les opérateurs potentiels d'ici à la fin de l'année. Concrètement, nous leur remettons un cahier des charges en leur indiquant les volumes de marchandises, les lignes à opérer, les horaires, et nous attendons d'eux une proposition. L'objectif de 2012 tombe à l'eau. C'est plutôt 2014. La crise est passée par là. Mais ce projet a du sens. Le hollandais TNT pourrait vendre sa messagerie express. FedEx est-il intéressé ?Pas de commentaires.Vous présidez l'association Aerotropolis créée par FedEx en décembre avec dix autres investisseurs, quel est son objectif ? Le but est de promouvoir et d'attirer investisseurs et entreprises pour développer l'activité économique autour de l'aéroport de Roissy et en région parisienne. Un hub aérien express attire beaucoup d'entreprises. Plus de 4.000 centres de distribution se sont installés autour de notre hub principal de Memphis. Nous avons une association de ce type à Memphis, et nous avons décidé d'en créer une sur nos autres hubs principaux, Paris et Canton. Si on vend à un client les trois hubs, il pourra distribuer ses produits sur les trois grands continents en 24 heures. C'est un avantage concurrentiel très important. En Europe, une société chinoise, américaine, japonaise qui veut s'installer n'a plus besoin d'installer un centre de distribution dans chaque pays. Un seul suffit pour distribuer toute l'Europe. Il n'y a plus de frontières, de douane. Même avec les restrictions sur les créneaux de nuit, le potentiel de développement de l'aéroport de Roissy est important par rapport à Londres et Francfort.Concrètement ? Les investisseurs dépenseront plus de 3 milliards pour aider au développement de Roissy CDG et de la région parisienne sur les quatre prochaines années. Cela devrait aboutir à la création de 15.000 emplois. Aerotropolis a été créée autour de 9 projets. Avec des zones logistiques et des zones touristiques (hôtels, salles de séminaires, d'exposition). L'idée pour le moment, c'est de se concentrer sur ces six projets. n

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