L'application du plan grec reste à préciser

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ah ! Il ne reste plus qu'à appuyer sur le bou-ton ! » L'expression est revenue régulièrement dans la bouche de responsables de la zone euro ces dernières semaines. Mais, alors que l'Eurogroupe a fixé dans le détail les modalités financières du dispositif - jusqu'à 30 milliards d'euros de prêts bilatéraux à un taux d'intérêt d'environ 5 % pour une échéance à trois ans -, on ne sait toujours pas qui doit appuyer sur le bouton. Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, déclarait dimanche que la décision finale revenait à l'Eurogroupe. Même son de cloche du côté de la Commission. Mais lundi, Berlin a annoncé que l'aide serait débloquée après la convocation d'un Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro. C'est dire si le flou subsiste. Les discussions en sont désormais au stade de la « tuyauterie », selon le porte-parole de la Commission Amadeu Altafaj. Après l'accord des dirigeants sur le principe d'intervention le 25 mars, puis la clarification apportée par les ministres des Finances de la zone euro dimanche, c'est au tour des experts de la Commission, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) de négocier avec les autorités grecques. La première réunion a eu lieu lundi. Ces « plombiers » doivent apprendre à travailler ensemble et définir le détail des montants, des taux et des conditionnalités. « Outre le fait que le plan d'assistance sera déclenché sur demande de la Grèce, ce qui ne devrait pas tarder, chaque contributeur devra suivre une procédure nationale, ce qui peut être l'occasion de délai. En particulier, il n'est pas exclu qu'en Allemagne l'affaire soit portée devant la Cour constitutionnelle pour juger de sa conformité avec les Traités européens », souligne Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities. engagement substantielEn résumé, les modalités pratiques d'application du dispositif d'aide à la Grèce restent encore à définir. En effet, sur les 30 milliards de prêts bilatéraux des membres de la zone euro, qui se feront sur la base de leur détention au capital de la BCE, soit environ 27 % pour l'Allemagne (8 milliards d'euros), 20 % pour la France (6 milliards d'euros), 18 % pour l'Italie et 12 % pour l'Espagne, rien n'a encore filtré. Quant au FMI, il devrait verser entre 10 et 15 milliards d'euros, sur la base de 2/3 pour la zone euro et 1/3 pour l'institution de Washington, ce qui porterait l'aide à 45 milliards, soit l'équivalent de 17 % à 19 % du PIB grec. Les marchés financiers ont apprécié lundi l'annonce du plan, mais ils restent vigilants (voir ci-contre). On aura une idée de leur sentiment ce mardi avec la mise aux enchères de bons du Trésor grecs.n

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