EDF persévère aux États-Unis avec l'EPR
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EDF est prêt à s'émanciper de Constellation pour développer le nucléaire aux États-Unis. Confronté au revirement de son partenaire, qui a sérieusement compromis leur projet commun de construction d'un premier EPR sur le sol américain en renonçant à obtenir une garantie de prêt fédérale, l'électricien français a officialisé une proposition de séparation. Dans une lettre rendue publique jeudi, l'électricien offre de racheter à une « juste valeur de marché » les 50 % détenus par Constellation dans leur coentreprise UniStar, dont l'objet est de construire quatre EPR aux États-Unis. EDF précise qu'il gérerait ensuite seul la phase de développement du réacteur « Calvert Cliffs 3 », premier de la série, situé dans le Maryland, avant de faire entrer un nouveau partenaire américain « à un moment approprié ». Solution alternativeEDF réitère une solution alternative, déjà proposée mais « jamais commentée par Constellation », qui le verrait supporter l'ensemble des risques de ce projet jusqu'au début de la construction. En réponse, Constellation s'est dit « prêt à discuter les détails d'une restructuration de leur partenariat ». Sur un autre dossier, le blocage semble total. EDF conditionne ses propositions à l'abandon, par Constellation, de son option de vente à l'électricien de 11 centrales thermiques pour un prix de 2 milliards de dollars, jugé très surévalué. Dans son courrier, EDF se dit déterminé à en découdre devant les tribunaux si son partenaire exerçait son option. Constellation répond laconiquement, relevant l'engagement d'EDF « à respecter complètement ses obligations contractuelles ». O. H.
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