Comment 1000mercis a refait la fortune de ses généreux parrains

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Le rôle positif des business angels peut être illustré par le succès de 1000mercis. Cette société est reconnue aujourd'hui comme un spécialiste du marketing sur Internet. Mais, à l'origine, c'était un site de liste de cadeaux, créé en février 2000 par Yseulys Costes et Thibaut Munier, qui réuniront 228.000 euros dans le lancement du site. À l'été 2000, Yseulys Costes rencontre par hasard dans un dîner Marc Simoncini, qui venait de faire fortune en vendant à Vivendi le site iFrance dont il détenait 25 %. Le nouveau millionnaire investit 760.000 euros dans 1000mercis sur une valorisation de 3,7 millions d'euros. Mi-2003, il revendra un quart de ses titres aux deux fondateurs. « Nous avons eu la chance d'avoir quelqu'un qui comprenne bien le modèle Internet, raconte Yseulys Costes. Il n'a pas paniqué quand nous avons eu des années compliquées, et n'a pas voulu nous imposer de changer de modèle. Il n'était pas interventionniste tout en étant là quand on en avait besoin. » excellente affaireCet investissement s'avérera une excellente affaire pour le patron de Meetic. La société est introduite sur Alternext en février 2006 sur une valorisation de 40 millions d'euros. Ensuite, sa capitalisation progresse régulièrement pour dépasser les 100 millions. Marc Simoncini en profitera pour vendre ses titres (une première moitié en octobre 2006, et le solde en avril 2008). récoltant ainsi 30 millions d'euros. Mais cela n'a pas été le seul business angel à se pencher sur ce berceau. Marc Simoncini avait aussi présenté aux fondateurs un autre gagnant de la première bulle Internet, Fabrice Grinda, fondateur du site d'enchères Aucland. En février 2001, il investira 76.260 euros sur une valorisation de 3,9 millions d'euros, puis sortira lors de l'introduction en Bourse.Enfin, Oriane Garcia, la cofondatrice de Caramail, qu'Yseulys Costes avait rencontrée à l'Internet Advertising Bureau, investira 10.000 euros dès la création, avec son ami Jean-Michel Pillot. Mais ils revendront leurs parts en avril 2003 au fonds Natexis Life, et donc ne profiteront guère de la création de valeur. JAMAL HENNI

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