Les grands LBO amorcent leur retour aux États-Unis

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capital-investissementLBO is back. » Après plus d'un an de disette, un vent d'optimisme souffle sur les États-Unis. Le marché bruisse de nouvelles rumeurs d'opérations de rachats d'entreprises avec effet de levier et les montants en jeu ne cessent de grimper. À preuve : le 5 novembre, la plus grosse transaction depuis novembre 2007 a été signée aux États-Unis, avec le rachat de la société d'études et de conseil en santé IMS Health par le fonds texan TPG et le Canadian Pension Plan, pour 5,2 milliards de dollars (3,47 milliards d'euros). En fin de semaine dernière, le fonds américain Bain est entré dans la dernière phase de négociation pour l'acquisition de la filiale japonaise de télémarketing de Citigroup, Bellsystem24 (pour 1,1 milliard de dollars), d'après Reuters.C'est Blackstone qui est passé le premier à l'attaque le mois dernier, en signant un accord avec Anheuser-Busch InBev pour le rachat de ses activités de loisirs pour 2,7 milliards. Quelques jours plus tard, Clayton Dubilier & Rice entrait au capital de la société de nettoyage JohnsonDiversey pour plus de 2,6 milliards de dollars.Pour chacune de ces opérations, les banques ont apporté plusieurs centaines de millions de dette, denrée rare hier encore. Clayton Dubilier & Rice a ainsi réussi à financer 73 % de son opération grâce à l'endettement. Un chiffre digne de la période faste des années 2006 et 2007. Est-ce le signe d'un retour au pic d'activité observé pendant la bulle des LBO ? Certainement pas, tant les opérations de plusieurs dizaines de milliards enregistrées ces années-là semblent encore inaccessibles.Toujours est-il que le redécollage est brutal. Les banques américaines ont prêté aux fonds de LBO huit fois plus d'argent sur le seul mois d'octobre que sur l'ensemble du premier trimestre, selon Bloomberg. Et les candidats se bousculent au portillon des banquiers d'affaires mandatés pour mettre en musique les acquisitions. Souvent, les mêmes noms reviennent : Blackstone, Bain, Carlyle, KKR, TPG?Fort potentielL'agitation est d'autant plus grande que les investisseurs qui ont confié leur argent à ces fonds commencent à s'impatienter devant la difficulté de leur partenaire à investir. D'ailleurs, « les acquisitions réalisées en 2009 et 2010 devraient offrir d'excellents rendements », signale Antoine Dréan, président de Triago, société spécialisée dans la levée de fonds. Et le potentiel est là : le « dry powder » (les capitaux restants à investir) de certains spécialistes du LBO dépasse, en effet, la dizaine de milliards de dollars. Chez Blackstone, il atteint 27 milliards de dollars. Le groupe, dirigé par Stephen Schwarzman, s'intéresse actuellement à la participation d'Axa dans l'assureur chinois Taikang (valorisée à 1 milliard de dollars).En Europe, même si certains acteurs comme CVC et Permira se sont distingués cette année, « la reprise viendra plus tard », estime Antoine Dréan. Un léger rebond a, certes, été constaté au troisième trimestre, mais l'activité reste très faible. Et la France ne fait pas exception (lire « La Tribune » du 9 octobre)?

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