Le choix des destinations de voyages est dicté par les prix

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Ce n'est pas encore la reprise mais au moins l'activité ne baisse plus (voir « La Tribune » du 15 décembre). Les voyagistes français, réunis au sein du Cercle d'études des tour-opérateurs (Ceto), ont annoncé ce mercredi une hausse de 1,1 % de leurs ventes, à 4,4 milliards d'euros, à l'issue de l'exercice 2009-2010, clos fin octobre.Malgré cette relative stabilité, l'année n'a pas été un long fleuve tranquille. Les vacanciers ont fait des arbitrages radicaux entre les destinations en fonction des prix. « La volatilité a été extraordinaire et cette tendance a transformé la gestion des engagements aériens en un véritable casse-tête », assure le président de Nouvelles Frontières, Jean-Marc Siano. Les réservations peuvent être notamment contrariées par les problèmes sanitaires et de sécurité d'une destination touristique.Ainsi, les vacances en République dominicaine, plébiscitées ces dernières années, chutent de 21 %. Elles n'ont attiré que 133.000 personnes, au coude à coude avec les Antilles françaises, qui voient leur fréquentation rebondir de 21 %, sans toutefois retrouver leur meilleur niveau. De son côté, le Mexique, touché par la grippe H1N1, reste à la traîne de 40 %. Du coup, la zone Caraïbes perd des parts de marché face à l'océan Indien. L'Île Maurice par exemple, qui baisse ses prix, progresse de 31 %. À l'inverse, en Afrique de l'Ouest cette fois, le Sénégal, qui applique des taxes pouvant représenter un tiers du prix du voyage, recule de 9 %.Les principales destinations des Français partant à l'étranger, la Tunisie et le Maroc (respectivement 601.200 et 455.330 vacanciers) affichent des performances en trompe-l'oeil. Ces deux pays, déjà au top du classement, progressent respectivement de 3 % et de 1 % en 2009-2010. Mais ces croissances restent très inférieures à la fréquentation réelle. « Une part croissante des voyageurs échappe aux professionnels, explique le président de Fram, Antoine Cachin. Les clients espèrent dépenser moins, en achetant un billet d'avion et en réservant un hébergement. » Cette tendance lourde, de se passer d'intermédiaires pour l'organisation des voyages, concerne également les séjours aux États-Unis et le Canada et, plus généralement, le segment des courts séjours.Héléna Dupuy, à Opio (Alpes-Maritimes)

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