La production de films français a atteint un record historique en 2010

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Le CNC (Centre national du cinéma) s'est félicité mercredi des excellents chiffres de 2010 de la production française : 1,44 milliard d'euros investis, soit presque autant que le record de 2008, dans 261 films - un record historique. « Mais l'idée n'est pas de passer à 300 films, il ne faut surtout pas augmenter le nombre de films », a dit le nouveau président du CNC, Éric Garandeau. Cet afflux d'argent a plusieurs explications. D'abord, le redressement de plusieurs sources qui avaient flanché en 2009 : les ventes à l'étranger et les coproductions de TF1 et France Télévisions. Ensuite, les investissements de Canal Plus atteignent leur plus-haut historique. Parallèlement, Orange a plus que triplé ses préachats de films pour ses chaînes de cinéma, passés de 7 à 23 millions d'euros, auxquels s'ajoutent environ 17 millions de co-productions via la filiale Studio 37. Le CNC a constaté « une surenchère et une concurrence sur certains films » entre Canal Plus et Orange. Enfin, l'avance sur recettes accordée par le CNC a crû de 20 à 30 millions entre 2009 et 2011. En revanche, M6 continue à réduire ses investissements et ceux des chaînes TNT restent quasi-nuls : 850.000 euros apportés par W9 et NRJ 12. Suppression de la TVA réduite« Notre préoccupation est de préserver nos sources de financement », a plaidé Éric Garandeau, qui a deux raisons de s'inquiéter. D'une part, il est probable qu'Orange, qui s'est engagé à investir 80 millions entre 2009 et 2011, s'arrête ensuite, en raison de désengagement des contenus. D'autre part, les fournisseurs d'accès ont versé ces dernières années de plus en plus d'argent au compte de soutien, qui constitue l'essentiel du budget du CNC, afin de profiter d'un avantage fiscal, la TVA réduite, qui vient de disparaître. Leur apport a quasiment doublé depuis 2007, pour culminer à 180 millions d'euros en 2010, selon le rapporteur du budget Gilles Carrez. La TVA réduite ayant été supprimée, les FAI veulent verser moins et revenir autour de 100 millions. Bref, le cinéma peut préparer ses mouchoirs... J. H.

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