La pression monte sur la protection des données personnelles

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Alors que Facebook gagne toujours plus de membres, la pression monte autour de la protection des données personnelles. Mercredi, la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding a appelé de ses voeux à une nouvelle législation, qui renforcerait le contrôle des individus sur leurs données personnelles. L'explosion des réseaux sociaux, conjuguée à la sophistication des outils décuplent la collecte et l'exploitation commerciales des données. Sans que l'internaute ne sache exactement ce qui se passe. Alors que les relations sont déjà tendues entre les groupes américains comme Google et Facebook et Bruxelles, la commissaire souhaite doter les particuliers d'un véritable « droit à l'oubli ». Ce serait aux groupes privés de prouver « qu'ils ont besoin de conserver les données », et non aux internautes de démontrer que « la collecte n'est pas nécessaire ». Deuxième voeu, la transparence. Les internautes doivent être informés des données recueillies, des risques et des recours possibles, de manière « intelligible et simple ». Trop souvent, les « conditions défavorables et restrictives » faites par les sites ne sont pas claires. Même si les plates-formes comme Facebook ou Google mettent à la disposition du public des outils de paramétrage des données privées, ces outils ne sont en général ni simples ni mis en avant. Pour une règle par défautViviane Reding appelle aussi à l'élaboration d'une règle de « protection de la vie privée par défaut », qui empêcherait l'exploitation abusive de données. Enfin, la Comissaire souhaite publiquement que les géants américains du Net - en l'occurence Facebook, « un réseau social installé aux États-Unis qui a des millions d'utilisateurs actif en Europe », respectent le droit européen. En France, contrairement à Microsoft, ni Facebook ni Google n'ont signé la charte sur le droit à l'oubli voulue par l'ancienne secrétaire d'État au numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. Hasard du calendrier, en écho à Viviane Reding, l'administration Obama a demandé mercredi au Congrès un projet de loi sur la protection des droits du consommateur en ligne, qui passerait par un renforcement des pouvoirs du gendarme de la concurrence (Fédéral trade Commission). Comme en Europe, l'idée serait de donner plus de pouvoirs aux individus sur la collecte et l'utilisation de leurs données personnelles. Sandrine C

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