Emprunts toxiques  : l'occasion d'une réforme

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La libéralisation du recours à l'emprunt est apparue comme une émancipation salvatrice pour les collectivités locales alors qu'elle se révèle aujourd'hui un piège redoutable. L'encours des crédits structurés des administrations locales s'est élevé à 35 milliards d'euros pour une dette totale de 137 milliards mais certaines ont un encours de produits structurés représentant plus de 50 % de la dette totale. Les plus touchées ont décidé de se retourner contre les banques. Sur le plan juridique, elles ne sont pas sans ressources. Mais les élus locaux et le législateur doivent tirer les leçons de ce désastre. Les banques ont tenté de tirer des profits maximaux de ces prêts parce que c'était leur seule source de profit. Une réforme s'impose : il est temps de donner une entière liberté de gestion aux collectivités, notamment leur permettre de placer leurs fonds propres dans la banque de leur choix.

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