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Avec Bâle III, les besoins en capital des banques auraient atteint 600 milliards d'euros fin 2009

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Publié le 18 décembre 2010 à 22:52 - Mis à jour le 18 décembre 2010 à 22:52

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L'étude d'impact du Comité de Bâle était attendue avec impatience par l'industrie. La portée en sera sans doute limitée dans la mesure où elle a été réalisée « toutes choses égales par ailleurs », qu'il s'agisse de l'activité des établissements ou de la structure de leur capital. Elle permet néanmoins d'évaluer l'impact que les règles de Bâle III - telles qu'elles ont été définies l'été dernier - auraient eu sur 263 banques à travers le monde si elles s'étaient appliquées fin 2009. Dès lors, cette étude apparaît plus comme un point d'étape, avant la mise en oeuvre des nouvelles règles, que comme une prévision des levées de capitaux à venir. Le Comité de Bâle distingue deux catégories de banques : les établissements internationaux, diversifiés et bien capitalisés (plus de 3 milliards d'euros de fonds propres durs), et les banques de taille plus modestes. Premier enseignement : les modifications dans les définitions du capital et des actifs pondérés du risque (RWA, risk weighted assets) pèsent davantage sur les grandes banques, à l'origine mieux capitalisées, que sur les petites. Le ratio de fonds propres (common equity Tier one) moyen des banques du groupe 1 se voit ainsi ramené de 11,1 % à 5,7 %, alors que celui des établissements du groupe 2 passe de 10,7 % à 7,8 %. « Assez logique »Autrement dit, fin 2009, le besoin en fonds propres supplémentaires des plus grandes banques, si elles avaient été soumises aux règles de Bâle III (pour atteindre un ratio de fonds propres de 7 %), se serait élevé à 577 milliards d'euros. Celui des banques plus modestes aurait atteint 25 milliards d'euros. Soit un total de 602 milliards. « C'est assez logique car les grandes banques, parmi lesquelles on compte sans doute nombre de banques d'investissement expertes en la matière, avaient beaucoup mieux optimisé l'utilisation de leurs fonds propres en fonction des règles de Bâle II », expliquent Vincent Lefevre et Régis Bouyala, respectivement associé et senior advisor d'Eurogroup Consulting. Quant aux ratios de liquidité, tant décriés par les banques françaises, ils ne sont finalement pas si mauvais. En moyenne, pour les banques du groupe 1 - encore une fois, les moins bien loties -, ils s'établissent à 83 % pour le ratio de liquidité à court terme (LCR, liquidity coverage ratio) et à 93 % pour le ratio de liquidité à long terme (NSFR, net stable funding ratio). « En ce qui concerne le ratio de liquidité à long terme les différences régionales sont importantes. Les banques françaises, en particulier, sont loin d'être les mieux placées », nuancent les experts d'Eurogroup Consulting. L'étude quantitative publiée par le comité européen des superviseurs bancaires (Cebs) va dans ce sens. Le ratio de liquidité à court terme des banques du groupe 1 tombe en effet à 67 %, pour les seuls établissements européens.

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