1 - Les besoins en infrastructures explosent au niveau mondial

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La croissance démographique mondiale et la dynamique économique des pays émergents suscitent de nombreux besoins en infrastructures. L'univers d'investissement est vaste : « il y a les infrastructures de base, nécessaires à la vie quotidienne des populations, comme les routes, ponts et tunnels, ainsi que les réseaux de transmission et de distribution d'eau et d'énergie. À celles-ci s'ajoutent les infrastructures à valeur ajoutée que sont les ports, les aéroports, le chemin de fer et les centrales de production d'énergie. Enfin, on considère également les projets commerciaux et opportunistes qui améliorent les conditions de vie et de travail comme les réseaux satellites et la production d'énergie par des groupes privés », énumère Mark Weisdorf, directeur de la gestion du pôle actifs réels (infrastructures) chez JP Morgan.Parallèlement aux ambitieux plans d'investissement chinois et indiens, un récent état des lieux au niveau mondial fait également apparaître d'importants besoins dans les pays développés : « pour l'Europe, ceux-ci sont supérieurs à 1.300 milliards d'euros pour les dix prochaines années », confirme le gérant, qui avance par ailleurs le chiffre de 2.200 milliards de dollars pour les États-Unis d'ici à 2015. Nombreuses sont les sociétés françaises qui vont bénéficier de cette manne. Parmi les plus citées pour participer aux futurs grands chantiers : Vinci, Eiffage, Bouygues, Saint-Gobain, GDF-Suez ou encore Veolia. T. B.Pour éviter de trop fortes déconvenues et maîtriser le risque global de son portefeuille, ne pas payer un titre trop cher est une condition sine qua non. C'est le principe même de la gestion dite « value » qui privilégie les titres décotés et qui, de ce fait, conserve la faveur des investisseurs en 2011 après une année 2010 plus favorable aux entreprises de croissance. « L'incertitude à court terme a pour conséquence des prix attrayants pour les acheteurs de sociétés sous-évaluées, riches en actifs. En se basant sur les fondamentaux des entreprises, il est possible de saisir de réelles opportunités sur les marchés d'autant que le contexte, caractérisé par des taux bas, est propice au lancement de nouvelles opérations de fusions et acquisitions », observe Michael Albrechtslund, directeur général de Sparinvest AM, société de gestion danoise spécialisée dans l'approche « value ».A priori, tous les secteurs de la cote peuvent contenir des titres « value ». Pour les identifier, il faut procéder à une analyse financière rigoureuse et comparer les valorisations de chacun des titres en fonction du métier et des perspectives de chaque entreprise. Un travail aujourd'hui facilité par les outils informatiques et les bases de données financières disponibles desquelles émergent certaines valeurs telles que l'industriel danois AP Moeller Maersk, l'assureur japonais Ms&Ad, l'aéroport de Francfort ou encore le britannique Sainsbury. T. B.Les équipes du groupe autrichien Raiffeisen Capital Management en sont convaincues : les marchés émergents constitueront de nouveau des piliers de croissance en 2011. « Certes, les cours ont notablement progressé depuis 2008, mais nous ne sommes pas en présence d'une bulle financière. La situation des émergents aujourd'hui n'a rien à voir avec celle du Japon dans les années 1990 ou celle des valeurs technologiques au début des années 2000. Les niveaux de valorisation restent actuellement proches de leur moyenne sur dix ans », constate Philippe Leroy, responsable du bureau de Paris de Raiffeisen Capital Management. Le thème de la consommation est bien sûr central avec l'émergence des classes moyennes locales, soucieuses d'améliorer leurs conditions de vie. Reste à faire face à la volatilité. Une solution consiste à procéder à des investissements programmés, en plaçant par exemple une petite somme tous les mois, pour accompagner la croissance de ces marchés dans la durée. Une autre manière de contrer la volatilité consiste à adopter une approche « value », c'est-à-dire à investir dans les titres décotés, au regard de la valeur comptable des actifs, tout en mettant l'accent sur la rentabilité de la société.Au niveau géographique, Raiffeisen Emerging Markets Aktien privilégie tout particulièrement les pays émergents suivants : la Russie, la Corée, la Thaïlande et l'Afrique du Sud. T. B.Les obligations convertibles permettent de miser sur la hausse des indices boursiers tout en bénéficiant pour partie de la protection et du rendement d'une obligation. Si, dès le départ, ce produit, qui donne la possibilité à son souscripteur de transformer son titre obligataire en action, est prometteur, il est particulièrement adapté à cette fin d'année. « Les convertibles s'adaptent bien à la situation actuelle : moins volatiles que les actions, elles offrent un bon niveau de rendement global alors que les taux d'intérêt sans risque, en particulier les obligations d'Etat, rapportent très peu », explique Nathalia Barazal, gérante du LO Funds - Convertible Bond chez Lombard Odier. Elle note par ailleurs que « les entreprises, moins endettées, ont réalisé d'importants gains de productivité. Ce qui sécurise les créanciers et a un impact positif sur les cours ». Enfin, les nouvelles règles prudentielles imposent aux grands investisseurs, fonds de pension, banques et groupes d'assurance, de réduire leur exposition aux risques de marché. La souscription d'obligations convertibles constitue un bon compromis et les flux d'investissement anticipés pour 2011 ne manqueront pas de revaloriser cette catégorie. Parmi les valeurs préférées de la gérante du groupe helvétique figurent Acergy et Seadril, deux sociétés norvégiennes actives dans l'industrie parapétrolière, ou encore EMC, spécialisée dans le stockage d'informations. T. B.

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