Aigle Azur met le cap sur le grand Sud

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Mulhouse-Oran depuis le 1er avril, Lille- Tlemcen à compter du 16 juin, la compagnie aérienne Aigle Azur continue à ouvrir des liaisons sur des destinations peu ou pas desservies par d'autres compagnies. Déjà leader sur l'Algérie, le Mali, le Maroc, le Portugal et la Tunisie, la troisième compagnie aérienne française et plus ancienne compagnie privée européenne poursuit ainsi sa desserte de destinations ensoleillées. À la tête d'Aigle Azur, le tout jeune Meziane Idjerouidene a repris les rênes de l'entreprise familiale, rachetée par son père en 2001.800 collaborateursCréée en 1946 par Sylvain Floirat, la compagnie s'était spécialisée dans les vols domestiques dans les anciennes colonies françaises (Indochine, Maghreb, Afrique occidentale, Madagascar) et au Liban. Aigle Azur comptera jusqu'à une centaine d'appareils dont la moitié rien que pour desservir le Vietnam. Avec la décolonisation, l'activité de l'entreprise enregistre une forte chute de ses activités. Lorsque le père de Meziane Idjerouidene reprend la compagnie, celle-ci est déficitaire, « mais saine ». Pour la relancer, il fait le pari de vols charters sur le bassin méditerranéen le jour et de vols cargo la nuit. « Lorsque nous avons repris la compagnie, il n'y avait qu'un Boeing 737-200 en fin de vie que nous avons revendu pour acquérir un 737-300C, raconte Meziane Idjerouidene. L'arrivée du premier Airbus A321, en juin 2003, nous a permis de lancer notre premier vol régulier vers Alger, un marché encore vierge pour les compagnies françaises. » Très rapidement, Aigle Azur développe son offre vers l'Algérie, tout d'abord au départ d'Orly puis de la province. En 2005, elle lance sa première liaison vers le Maroc (Agadir), puis la Tunisie (Djerba). Le Portugal (Faro, Lisbonne, Porto et Funchal) suivra en 2006 et enfin Bamako au Mali en 2007. « Aujourd'hui, nos vols réguliers desservent cinq pays au départ de sept aéroports français avec trois bases principales : les aéroports d'Orly (Ouest et Sud), Lyon et Marseille, précise Meziane Idjerouidene. Ils représentent désormais 90 % de notre activité. » Une belle réussite pour l'entreprise qui ne comptait plus que 50 salariés au moment du rachat contre 800 collaborateurs dans cinq pays aujourd'hui, pour un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros et 1,7 million de passagers transportés. Une belle réussite aussi pour le jeune PDG qui, dès 12 ans, accompagnait son père le week-end, alors dirigeant de GoFast, l'entreprise créée à son arrivée en France, et spécialisée dans le transport de passager et de fret. « J'ai eu un coup de foudre pour l'aérien », reconnaît Meziane Idjerouidene qui passera tout son temps libre sur le terrain à être bagagiste, agent de sûreté, s'occuper du nettoyage des avions de la compagnie familiale, de la billetterie... tout en poursuivant des études d'économie internationale et de management du transport aérien. Aujourd'hui Aigle Azur assure 300 vols réguliers par semaine, mais les projets ne manquent pas. Par exemple vers des marchés de niche, affinitaires et touristiques. « Il est essentiel d'aller au plus proche des clients », insiste le PDG qui compte ouvrir, en plus des quatre vols hebdomadaires de et vers Bamako, au Mali, une nouvelle destination, Kayes.

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