Une femme pour sauver le climat

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé hier soir un nouveau responsable des négociations climatiques : il s'agit de la Costaricaine Christiana Figueres. Le ministre sud-africain Marthinus van Schalkwyk, soutenu par la plupart des pays d'Afrique mais contesté dans son pays, était donné favori pour le remplacement d'Yvo de Boer, qui avait annoncé sa démission en mars dernier. Mais la fille de Jose Figueres Ferrer, plusieurs fois président du Costa Rica, a une grande expérience des négociations internationales.Diplomate de formation, elle était depuis 2008 vice-présidente de l'UNFCC, la branche de l'ONU traitant du changement climatique dont elle prend la direction. Et son pays est l'un des rares à avoir pris l'engagement, à Copenhague, d'être neutre en carbone, en compensant notamment par les forêts ses émissions de CO2. À ce titre, la nomination de la Costaricaine devrait favoriser l'évolution des projets forestiers, de reforestation et de préservation de la forêt. Le sujet est d'ailleurs cher aux pays d'Amérique du Sud qui soutenaient la candidate.épreuve du feuC'est la première fois que le poste est occupé par un ressortissant du Sud. Un élément important pour les négociations ; à Copenhague, les 120 pays venus discuter ne sont pas parvenus à se mettre d'accord notamment en raison d'approches très différentes entre Nord et Sud. La première épreuve du feu interviendra rapidement pour Christiana Figueres, avec la prochaine Conférence des Parties, qui aura lieu à Mexico en décembre prochain. Un rendez-vous qui devrait permettre de sortir de l'échec de Copenhague, même si l'hypothèse d'un accord international, trop ambitieux, n'est plus à l'ordre du jour. A. R.

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