Trois scénarios pour l'avenir de l'euro
La Tribune
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Malgré la chute incontrôlée de la monnaie unique, la réunion de lundi soir des ministres des Finances de la zone euro n'était pas organisée dans l'urgence. C'était simplement la rencontre mensuelle de l'Eurogroupe. « On ne peut pas donner plus ! », confiait un diplomate, faisant référence au fonds inédit de 750 milliards d'euros annoncé il y a une semaine. « Je ne suis pas préoccupé par le taux de change actuel mais par la vitesse à laquelle le taux de change s'est détérior頻, a déclaré le patron de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker à son arrivée. Pour la Commission, encore moins préoccupée, un euro faible « n'est ni blanc ni noir » : il alourdit la facture énergétique mais « il aide en même temps les exportations européennes à un moment très important ».Mais les Européens savent qu'ils devront rapidement trouver le moyen de déminer le terrain pour rassurer les marchés. Jusqu'ici, les marchés ont mal réagi. Quand les déficits filent et que les caisses publiques se vident, les investisseurs sont inquiets. Quand les gouvernements décident des mesures d'austérité, les investisseurs craignent alors qu'il n'y ait plus de croissance. En clair, les marchés redoutent tout autant le remède que le mal. La difficulté pour les Européens sera de trouver des solutions pour diminuer le déficit, sans affecter la croissance. « Ce sera tout l'enjeu des prochains mois », déclarait lundi soir le ministre autrichien des Finances, Josef Pröll. Vendredi, Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, réunit un groupe de travail chargé de réfléchir à une gouvernance économique sur le long terme. Les conclusions de ce groupe sont attendues pour le mois... d'octobre ! Tout est possible d'ici là. Pour explorer l'avenir, « La Tribune » propose trois scénarios possibles pour l'euro.
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