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Facebook est (presque) la pire introduction en Bourse de l'histoire

La Tribune

Publié le 30 juin 2012 à 03:22 - Mis à jour le 30 juin 2012 à 03:22

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Le 18 mai, Facebook démarrait sa vie boursière. Un vendredi, lendemain d\'Ascension, qui restera dans les mémoires de Mark Zuckerberg et des Facebookers mais aussi de nombreux courtiers et investisseurs. Dysfonctionnements du marché électronique Nasdaq, dégringolade accélérée du cours, scandale des informations communiquées aux seuls gros clients des banques introductrices, volumes d\'échanges record : la jeune histoire boursière de Facebook a été animée et chaotique. Quatre semaines plus tard, l\'action qui cote sous le symbole « FB » s\'échange à près de 29 dollars, soit 9 dollars de moins que son prix d\'introduction. A la clôture de jeudi soir, le titre a perdu 26% de sa valeur et 27 milliards de dollars de capitalisation, pour ne plus  valoir que 63 milliards de dollars.Pour mémoire, au cours d\'introduction, Facebook en pesait 90 milliards (hors stock-options comprises dans le calcul de valorisation avant l\'IPO). Si le cours remonte doucement depuis dix jours, ce premier mois de cotation est une bien piètre performance. Mais ce n\'est pas la pire de l\'histoire, peuvent se consoler les actionnaires. Dont « Zuck », le multimilliardaire, qui a vu sa fortune amputée de plus de 4 milliards...La pire IPO de la décennie selon BloombergEn effet, selon les données compilées par Dealogic rapportées par le « Wall Street Journal», Facebook arrive à la deuxième place des plus mauvaises IPO de l\'histoire, derrière Giant Interactive Group, une société de jeux en ligne qui avait levé 1 milliard de dollars à l\'automne 2007. A la différence de Facebook, qui était resté juste au-dessus de son prix d\'introduction le premier jour grâce à l\'intervention massive des banques introductrices, le titre de Giant Interactive avait bondi de 18% pour sa première cotation. Mais ensuite l\'action de ce site s\'était effondrée, chutant de 30% en un mois. Avant l\'arrivée de Facebook, la pire IPO numéro deux revenait à une autre société chinoise Shanda Games, dont le cours avait reculé de 21% au cours du premier mois en 2004.Le 25 mai dernier, au bout de cinq jours de cotation, l\'agence Bloomberg avait décerné à Facebook le titre de « pire introduction de la décennie » en comparant son parcours à ceux des neuf autres plus grosses IPO aux Etats-Unis ces dix dernières années, en majorité des valeurs financières, à savoir Visa, Mastercard, HCA Holdings, Kinder Morgan, General Motors, Genworth Financial, CIT Group, Blackstone et MF Global: cette dernière avait réalisé la plus mauvaise performance avant Facebook, en reculant de 10% sa première semaine.Le Nasdaq pointé du doigt par Facebook Facebook va devoir regagner la confiance des investisseurs et la publication de ses premiers résultats trimestriels en tant que groupe coté, attendus courant juillet, aura valeur de test. Selon le « New York Times », le réseau social travaillerait à regrouper toutes les plaintes qui le visent et s\'apprêterait à déposer un document auprès du tribunal fédéral du district nord de New York dans lequel il imputerait au Nasdaq une part de responsabilité, notamment au sujet des nombreux dysfonctionnements techniques survenus le premier jour, certains ordres n\'apparaissant pas et certains investisseurs ne sachant pas s\'ils avaient reçus des actions ou non.Le Nasdaq a d\'ailleurs provisionné 40 millions de dollars pour couvrir les pertes subies par plusieurs courtiers. Plus de 30 plaintes, dont plusieurs « class actions », ont été déposées contre Facebook et ses banques introductrices. La décision de relever le prix et d\'augmenter de 25% le nombre d\'actions vendues est perçue par de nombreux experts comme la principale raison du flop de cette opération de 16 milliards de dollars qui a permis à certains actionnaires de la première heure de se délester et au réseau social de récupérer plus de 7 milliards de dollars après impôts pour son développement.

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