La Suisse prête à monter dans l'avion de combat de 5e génération

Ce sera l'un des dossiers chauds de la fin 2010 pour Dassault Aviation et son avion de combat Rafale, qui participe à plusieurs appels d'offre (Brésil, Inde, Koweït) et à des négociations de gré à gré (Emirats arabe unis, Libye voire Qatar). Après des mois de tergiversations liées aux contraintes budgétaires et à des divergences au sein de la classe politique suisse, la décision de renouveler la flotte d'avions de combat helvétique pourrait enfin être prise cet automne. Prudent, le conseil fédéral (gouvernement) s'est contenté jusqu'ici - le 23 juin - d'adopter le nouveau rapport sur la politique de sécurité de la Suisse (Rapolsec). Dans ce document, le besoin de renouveler la flotte suisse, composée en partie de vieux F-5 Tiger (Northrop Grumman), est évoqué dans des termes très généraux.Ce rapport sera examiné par le Parlement à l'automne tout comme un document plus spécifique sur le renouvellement des avions de combat. Les discussions devraient permettre d'arrêter une position sur l'achat par l'armée de l'air suisse d'avions de combat : arrêt de la procédure ou pas. La tendance est plutôt à la poursuite. Ensuite, l'appel d'offre devrait passer par la votation (référendum), qui sera demandée et certainement obtenue par le mouvement « Suisse sans armée ». En cas de décision favorable, des discussions exclusives se poursuivraient avec l'un des constructeurs en lice : Dassault Aviation, le consortium EADS, Finmeccanica et BAE System (Eurofighter) et enfin Saab (Gripen). Selon un observateur, « un contrat pourrait être signé au cours de la deuxième partie de 2011 ».un prix plus cherDassault Aviation dispose de chances sérieuses, en dépit du prix du Rafale plus élevé que celui du Gripen NG, l'outsider suédois, alors que l'Eurofighter aurait perdu du terrain ces dernières semaines même si l'influence des Suisses alémaniques, nombreux dans l'armée de l'air, n'est pas à négliger. À la satisfaction des militaires, la Suisse s'orienterait vers un achat par tranches, une première entre 10 et 12 appareils suivie de deux ou trois de 5 à 6 avions. Ces modalités, qui laisseraient une souplesse dans le budget du ministère de la Défense, favoriseraient, grâce à un étalement de l'investissement, le Rafale, proposé dans sa version F3+.Outre des compensations accordées à l'industrie suisse, Dassault Aviation et Paris ont proposé à l'armée de l'air helvétique de s'entraîner dans l'espace aérien français et de disposer d'une base de soutien commune avec les Rafale français. C'est là l'un des points forts de l'offre française.

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