Si le Salvador n'est pas en guerre, il enregistre le taux d...
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Si le Salvador n'est pas en guerre, il enregistre le taux d'homicide le plus élevé au monde en 2009 : 72 homicides pour 100.000 habitants. 40 % de ces meurtres sont dus aux Maras, les gangs d'Amérique centrale - dont les célèbres Mara Salvatrucha et Mara 18 - qui gangrènent l'économie par leurs pratiques illicites (trafic de drogue, vol, proxénétisme...). Pour lutter contre les quelque 100.000 Mareros de la région, les États ont choisi la répression dès 2000. De la « Mano dura » au Salvador au « Coup de balai » au Guatemala, la politique sécuritaire de ces pays est devenue une priorité : 3 % du PIB de la région est alloué à cette lutte contre le crime. Mais l'offensive n'a pas eu les effets escomptés : au contraire, les Maras se sont radicalisées, comme en témoigne une récente attaque (le 22 juin) de la Mara 18 au Salvador. Le gang a incendié sans motif apparent deux minibus transportants des civils, entraînant la mort de 14 personnes. La répression a échoué sans doute aussi parce que le problème est d'origine social. Née dans les années 1990, la mouvance Mara résulte d'un sentiment d'injustice des jeunes, souvent pauvres et exclus du système. Selon la Banque interaméricaine de développement, le bénéfice du crime organisé en Amérique Centrale s'élève à près de 168 milliards de dollars en 2010, soit 25 % du PIB d'un pays comme le Salavador... Les pays d'Amérique centrale optent également pour le « tout sécuritaire »
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