DIC : baroud d'honneur du monde sportif

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émunération des sportifsLe mouvement sportif n'a pas voulu laisser se fermer le chapitre du droit à l'image collective sans un geste symbolique. Votée à l'Assemblée puis au Sénat, la disparition en juin 2010, soit deux ans avant l'échéance prévue, du dispositif qui permet l'exonération de charges sur 30 % de la rémunération des salaires des joueurs professionnels, a été entérinée hier soir par la Commission mixte paritaire. Les présidents des ligues professionnelles, comme Frédéric Thiriez (football), Alain Smadja (handball), Pierre-Yves Revol (rugby) mais également des représentants des clubs, comme Jean-Pierre Louvel, président du Havre, ou Nicolas Bernard, à la tête du club de handball de Dunkerque, ont écrit une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy, intitulée « l'État doit respecter sa parole ». « désinvolture »« Les clubs sont confrontés à une volte-face de l'État qui, en changeant les règles du jeu en cours de partie, risque de les plonger dans les pires difficultés économiques. On ne traiterait aucune autre entreprise française avec une telle désinvolture », indique la lettre. Reçu mardi à l'Élysée par la conseillère d'État au Sport, Pierre-Yves Revol a tenté de pousser jusqu'au dernier moment un amendement permettant de conserver le droit à l'image collective pour les rémunérations les plus basses du basket, du rugby, et de la Ligue 2, excluant le football et les plus hauts salaires du top 14. Mais au Sénat, le gouvernement ? représenté par la ministre des Sports, Roselyne Bachelot ? semblait avoir fait sa dernière concession en repoussant de 6 mois, à juin 2010, l'arrêt de cette mesure. En revanche, les clubs de rugby ont renoncé à faire grève ce week-end. « Le rugby est une économie fragile. Le gouvernement vient de nous tirer une balle dans la cuisse. On ne va pas se tirer une balle dans le pied en plus, alors que l'on a des partenaires et que l'on veut augmenter les droits télés », explique le président de la Ligue. Sandrine C

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