Semaine décisive pour l'avenir d'EDF aux États-Unis

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La tension monte encore d'un cran cette semaine entre EDF et son partenaire américain Constellation. Côté français, on redoute que l'électricien du Maryland ne profite de son conseil d'administration prévu vendredi 22 octobre pour exercer l'option qui pourrait coûter 2 milliards de dollars (1,44 milliard d'euros) à EDF.En théorie, Constellation n'a pas besoin de réunir son conseil pour exercer cette option qui obligerait EDF à acheter 2 milliards de dollars des centrales au charbon dont la valeur serait tombée à 1 milliard. Mais en pratique, l'électricien pourrait choisir d'en informer son conseil puisque l'exercice de cette option reviendrait à une déclaration de guerre à l'encontre d'EDF. Celui-ci est non seulement son actionnaire principal, avec 8,5 % de son capital, mais également son partenaire à 50/50 dans Unistar pour développer de nouvelles centrales nucléaires et, enfin, le copropriétaire (à 49,9 %) de ses centrales nucléaires existantes.Face à l'imminence de la menace, EDF a d'ailleurs renforcé ses défenses en changeant, lundi, son représentant au conseil d'administration de son associé. Le directeur exécutif du groupe Daniel Camus a laissé son siège à un avocat canadien, Samuel Minzberg, connu notamment pour son activisme dans l'affaire Vivendi. Représentant la famille américaine Bronfman au conseil d'administration de Vivendi en 2001 et 2002, il est souvent présenté comme l'un des artisans du départ forcé de son ancien PDG Jean-Marie Messier.Fermes sur leurs positionsEn attendant, les deux anciens alliés devaient se rencontrer mardi pour tenter une négociation, après les échanges de courriers rendus publics en fin de semaine dernière. Leurs deux positions restaient fermes, avant cette réunion. Constellation refusait de renoncer à l'option, tandis qu'EDF réaffirmait son intention, le cas échéant, de ne pas la payer et de l'attaquer devant la justice. À suivre.Marie-Caroline Lopez

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