Les sociétés cotées à Paris améliorent leur gouvernance

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La crise financière aurait-elle finalement eu des effets bénéfiques sur la gouvernance des entreprises? Si la corrélation n'est pas avérée, l'amélioration des bonnes pratiques des sociétés cotées en la matière s'est nettement améliorée. C'est le constat qui ressort du dernier panorama 2010 réalisé par Ernst & Young (E&Y) sur le sujet. Le bureau d'étude a passé en revue les pratiques de 230 sociétés de la cote parisienne et leur a attribué une note établie sur la base de 47 critères.Il apparaît en premier lieu que la moitié des sociétés du panel dispose d'un niveau de gouvernance satisfaisant contre seulement 37 % lors de la précédente édition. Si 29 % des sociétés affichent encore un niveau « très faible » , en revanche la progression de la catégorie « très bonne gouvernance » est « notable », souligne le bureau d'étude puisqu'elle passe de 7 à 15 % de l'échantillon. Selon E&Y, 2010 marque un tournant : « 37 % des Midcaps ont une gouvernance qualifiée satisfaisante contre 10 % en 2009. Les raisons de ce mouvement ? L'environnement règlementaire, l'exemple des Bigcaps et le code de gouvernement d'entreprise de MiddleNext» explique Dominique Pageaud, associé chez E&Y. Parmi les points d'amélioration constatés figure la transparence des informations fournies aux marchés. Ce critère est en progression dans les rangs du CAC 40 puisque 77 % des groupes de l'indice parisien affichent de « bonnes » ou « très bonnes » pratiques en la matière. En outre, alors qu'elle était qualifiée de « très faible » pour 54 % des Midcaps lors de la précédente édition, cette part est aujourd'hui réduite à 28 %. De leur côté, les conseils d'administration se féminisent. En 2010, trois fois plus de femmes ont été nommées par les assemblées générales des entreprises du SBF 120 en tant que nouvel administrateur par rapport à 2009. Concernant les grosses capitalisations, « 30 % des sociétés du CAC 40 arrivent au palier intermédiaire de 20 %, visé par le projet de loi Copé-Zimmermann », souligne l'étude. Plus généralement, la montée progressive des femmes au sein des conseil d'administration tend à baisser l'âge des conseils et à accentuer leur internationalisation. Concernant les rémunérations, le montant moyen des jetons de présence des Midcaps progresse. « Signe d'une meilleure reconnaissance des administrateurs, il passe de 9.600 à 14.300 euros en 2010 » précise l'étude. Si cette tendance est vraie pour les sociétés du CAC 40 et des Midcaps, elle ne l'est pas pour les sociétés du SBF 120 (hors CAC 40). En outre, les grosses capitalisations sont « moins nombreuses à dissocier les fonctions de président et de directeur général ». Selon l'étude, « Cette évolution du mode de fonctionnement est notamment liée à l'arrivée à la présidence d'une nouvelle génération de dirigeants ». Des postes de « vice-président référents » censés « faire face à la gestion des conflits d'intérêts » ont ainsi été créé. n

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