Les marchés de dette périphériques sont sur la voie de la normalisation

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Malgré les déclarations du Commissaire européen Olli Rehn, qui estimait lundi que la Grèce devrait faire des efforts budgétaires supplémentaires, le succès de l'émission de dette grecque réalisée ce mardi a confirmé que les tensions se dissipent sur les marchés obligataires « périphériques ». Dans le cadre de ses placements mensuels à court terme, Athènes a finalement émis 1,17 milliard d'euros à 3 mois, soit 270 millions de plus que prévu. Totalisant plus de 4,6 milliards d'euros, la forte demande a permis au pays de concéder un taux de seulement 3,75 %, soit 4 points de base de moins que le taux de 3,79 % de marché en vigueur au moment du placement, et 23 points de moins que lors de l'opération du 21 septembre.Intervenues après la clôture des marchés, les déclarations d'Olli Rehn ont pourtant fait bondir dès l'ouverture les taux des obligations grecques. Selon lui, Eurostat a décelé des déficits pour l'heure non comptabilisés dans le périmètre du budget de l'État, « ce qui pourrait requérir des mesures de consolidation budgétaire additionnelles » pour remplir les conditions de l'aide de 110 milliards d'euros accordée en mai dernier. En fin d'après-midi, le taux à 3 mois grec se tendait de 47 points de base, à 3,79 %, tandis que les taux à 2 ans et 5 ans gonflaient de 26 et 18 points de base, à 7,83 % et 9,33 %. Ce regain de tension ne remet cependant pas en cause la nette détente intervenue sur les marchés, illustrée ce lundi par la première transaction garantie par des obligations d'État grecques sur le marché interbancaire depuis l'éclatement de la crise, opération réalisée par la banque hellène EFG Eurobank.Également sous pression, l'Espagne a vu son image de marque s'améliorer nettement. Alors que son très austère budget 2011 devrait être entériné dans les prochains jours, Madrid a placé mardi 6,4 milliards d'euros d'obligations à 12 et 18 mois à des taux de 1,84 % et 2 %. Soit respectivement 6 et 14 points de base de moins qu'en septembre. Le taux espagnol à 10 ans s'est détendu de plus de 90 points de base depuis son plus haut de 4,99 % atteint le 17 juin. Réponse « adéquate »Ce lundi, Moody's a par ailleurs estimé que la réponse budgétaire du Portugal, également dans la tourmente, était « adéquate ». Mardi, le taux portugais à 10 ans montair à 5,6 %, après avoir touché un plus-haut de 13 ans de 6,65 % le 28 septembre dernier. Reste le cas de l'Irlande, qui « travaille sur un plan d'assainissement de ses finances sur 4 ans. Englué dans des problèmes bancaires, Dublin voyait ce mardi son taux à 10 ans rebondir de 24 points de base, à 6,24 %. Il avait touché un plus-haut de 13 ans de 6,79 % le 29 septembre.

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