Israël : Netanyahu joue l'atout du gaz pour convaincre les électeurs indécis

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Riches d\'une énorme manne gazière, les Israéliens vont échapper cette année à un nouveau tour de vis fiscal: telle est une des ultimes promesses lancées par Benjamin Netanyahu en fin de campagne pour les élections de mardi. Presque assuré d\'être reconduit dans ses fonctions de premier ministre, le candidat de la droite risque en revanche d\'avoir le plus grand mal à gérer une majorité avec son propre parti, le Likoud-Israël Beiteinou, susceptible selon les sondages de perdre jusqu\'à un quart de ses forces à la Knesset. Pour tenter de mobiliser in extremis, les électeurs éparpillés entre différentes formations religieuses ultra-nationalistes, Benjamin Netanyahu a voulu renforcer son image de faiseur de miracles économiques.La promesse de contenir le déficit budgétaire n\'a pas été tenueMais sur ce front, l\'annonce la semaine dernière d\'un déficit budgétaire qui a dérapé à 4,2%, soit deux plus que prévu a eu l\'effet d\'une bombe politique. Du jour au lendemain, le scénario d\'une hausse massive des impôts pour les particuliers est devenu le sujet numéro un de la campagne. Sentant le danger Benjamin Netanyahu est aussitôt monté au créneau: «augmenter les impôts ce n\'est pas dans mon ADN», a-t-il assuré. Mais les Israélien n\'ont pas oublié qu\'il avait promis en 2009 pour être élu de diminuer de 20% les impôts en quatre ans. A l\'heure du bilan, cet engagement n\'a pas été tenu avec un fisc devenu plus gourmand. Confronté cette fois-ci à une situation budgétaire bien plus tendue, Benjamin Netanyahu a sorti un autre argument:«il n\'y a pas de problème pour une simple raison: les royalties que nous allons toucher sur le gaz vont augmenter».Un manne du gaz restreinte en 2013Sur le papier, la découverte de très importants champs gaziers en Méditerranée constituent effectivement une bénédiction. Dans un rapport la banque suisse UBS estime à environ 14 milliards d\'euros la valeur de la future production de deux de principaux gisements surnommés Tamar et Leviathan. Mais la production et surtout la mise sur le marché du gaz n\'en sera qu\'à ses balbutiements d\'ici à la fin de l\'année. «Il est absurde de penser que les revenus tirés de cette richesse puissent nous aider à réduire le déficit dans l\'immédiat», affirme en privé un haut responsable du Trésor. Selon lui, dans le meilleur des cas les royalties ne devraient pas dépasser les 100 millions d\'Euros en 2013. Autre problème de taille: les propos de Benjamin Netanyahu contredisent totalement sa promesse de ne pas utiliser les revenus du gaz pour combler des déficit, mais pour créer un fonds souverain à l\'exemple de la Norvège ou des pays du Golfe, en faveur des générations futures.

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