L'activité de Pictet Paris s'est bien tenue

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À l'image de sa maison mère qui affiche 20 milliards de francs suisses (13,45 milliards d'euros) de « new money », le bureau parisien de la banque privée suisse Pictet & Cie a réalisé une bonne année 2009. Il se classe deuxième du palmarès des sociétés de gestion réalisé par Amadeis, cabinet de conseil en gestion d'actifs. L'activité de distribution et vente de fonds aux institutionnels (clients pour compte propre) s'est bien tenue. « Après un début d'année marqué par de nombreux rachats, les flux sont revenus après l'été, raconte Hervé Thiard, son directeur général. Nous avons terminé 2009 avec 300 millions d'euros de collecte nette. » S'ajoute un effet marché positif. Au final, les encours gérés sont passés de 1,7 milliard d'euros fin 2008 à 2,2 milliards un an plus tard. Depuis le début de l'année, les encours ont encore progressé de 200 millions. En termes de revenus, sans communiquer de chiffre, Hervé Thiard est satisfait puisque les sorties ont eu lieu sur le monétaire et la collecte sur des produits plus rémunérateurs comme les obligations crédit, la dette émergente ou les actions américaines.En 2010, la société poursuivra son développement principalement auprès des institutions et des distributeurs de type banque et assurance. Mais si 70 fonds sont référencés en France, Pictet se focalisera sur ses expertises reconnues comme la santé, la communication numérique, l'agriculture d'une part, les actions américaines et les produits de taux d'autre part. Quant aux CGP (conseillers en gestion de patrimoine), le ticket d'entrée est élevé en termes de couverture commerciale et l'offre doit impérativement intégrer une gestion diversifiée « flexible » que n'a pas encore Pictet. Le développement du bureau parisien passe-t-il aussi par l'acquisition ou la création d'une société de gestion ? « Pictet ne fait pas de croissance externe, répond le directeur général. Même si cela nous rendrait plus visible auprès des organisations professionnelles comme l'AFG, la création d'une société de gestion est une affaire de coûts et de risques supplémentaires. » T. S.

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