Medef : la Métallurgie dit non à la réforme des statuts, et donc à Laurence Parisot

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Ce n\'est pas une surprise, mais cette fois c\'est officiel: la plus importante fédération professionnelle du Medef, la métallurgie (UIMM), a dit \"non\" à une éventuelle réforme des stauts du Medef. Laurence Parisot, la présidente en poste de l\'organisation patronale, souhaitait en effet une réforme statutaire pour lui permettre d\'effectuer un troisième mandat de 5 ans à la tête de l\'organisation. Dans un communiqué, l\'UIMM précise que \"à l\'occasion de la réunion ce matin de ses instances de gouvernance, le Conseil de l\'UIMM s\'est prononcé à l\'unanimité contre la proposition du comité statutaire du Medef (...) concernant la durée du mandat, la possibilité de se représenter sans limitation (...) et le caractère immédiatement applicable de la réforme\"... Un camouflet pour Laurence Parisot.Le Conseil de l\'UIMM s\'était déjà prononcé le 17 janvier contre cette réforme. Par ailleurs, l\'UIMM a donné mandat à ses représentants au Conseil exécutif du Medef (ils sont 4 dont, Frédéric Saint Geours, le président de l\'UIMM, et Jean-François Pilliard, le délégué général) pour \"que la préparation et le déroulement du vote du 28 mars concernant la réforme des statuts se fasse dans la transparence et le respect de la gouvernance.Un processus en deux tempsC\'est en effet le 28 mars que débutera le processus officiel pour une éventuelle modification des statuts. Ce jours là, les 45 membres du Conseil exécutif (dont 10 personnalités qualifiées choisies par Laurence Parisot) se réuniront pour se prononcer sur la question (vote à la majorité simple). \"Ca va être très serré\", selon un cacique de l\'organisation patronale. Laurence Parisot souhaite que le vote soit organisé à main levée. A l\'inverse, une majorité du Conseil exécutif demande un scrutin à bulletin secret. Ambiance! Il reviendra au comité statutaire de trancher cette question.S\'il doit y avoir une seconde étape (si le Conseil exécutif rejette la réforme, le processus s\'arrête net et Laurence Parisot ne pourra pas se représenter), elle consistera, dans les 15 jours suivant le vote du Conseil exécutif, en la convocation de l\'Assemblée générale du Medef. Pour que la réforme des statuts soit acceptée, elle doit être votée par une majorité des deux tiers des 560 votants. Ce n\'est pas encore gagné pour Laurence Parisot, sachant que l\'UIMM, directement ou indirectement, représente en gros près d\'un tiers des votants...

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