Des salariés déstabilisés
La Tribune
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« L'entreprise, objet institutionnel qui abrite des personnes que l'on nomme salariés, a profondément changé de nature. Elle est d'abord devenue une chose, un objet, qui s'échange. En restructuration perpétuelle, l'entreprise se vend avec les gens qui sont dedans. Et sa performance se résume à savoir combien elle vaut », constate Catherine Blondel, de la Société Française de Coaching. Conséquence pour les salariés : ils se sentent eux aussi devenir des objets. « Le travail lui-même devient un bien. Certains souffrent de ne pas en avoir, d'autre d'en avoir trop », constate la coach.Elle relève également trois conséquences de ces mutations majeures qui affectent l'entreprise : « Les salariés ne sont plus attachés à une entreprise comme ensemble de personnes produisant un bien, les structures matricielles, installées à la suite de perpétuelles restructurations, ont comme conséquence que le salarié n'est jamais installé dans une équipe avec un chef. Il répond à plusieurs maîtres. C'est fortement déstabilisant. Enfin, la pression continue sur les salariés conduit à une ?détemporalisation? du travail. Il n'est plus limité dans les huit heures par jour. Il déborde sur la vie privée, le sommeil ».P. J.
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