Sarkozy, plaignant au procès Clearstream

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Nicolas Sarkozy pourra se trouver représenter sur les bancs des plaignants du procès Clearstream qui a débuté hier lundi, au tribunal de grande instance de Paris. C'est la première décision du président Pauthe et de ses assesseurs à l'issue d'un débat qui a occupé la plus grande partie de la première audience de ce procès hors norme. Comme attendu, le procès a débuté par un affrontement Sarkozy-Villepin. Laissant peu de place aux 40 autres plaignants et aux 4 autres accusés.Avant l'ouverture officielle, l'ancien Premier ministre, entouré de sa famille, s'est livré, devant les caméras, à une attaque au bazooka contre le président de la République. Elle s'est ensuite poursuivie dans le prétoire. Avec sa voix grave habituée à la défense de tous les malheureux de la Terre depuis plus de cinquante ans, maître Leclerc, l'un des membres de l'armada de la défense villepiniste, s'est levé. « Il faut faire face à ce tumulte, il faut qu'un tribunal manifeste sa volonté et dire que, dans de telles conditions, la partie civile de Nicolas Sarkozy ne peut descendre dans l'arène. Vous devez dire que cette partie civile est irrecevable », s'est exclamé l'avocat, ancien président de la Ligue des droits de l'homme. Pour faire bonne mesure, il s'en était également pris au procureur de la République, Jean-Claude Marin, qui porte l'accusation publique.Arpentant le prétoire, agitant ses lunettes, maître Herzog assène les arguments de faits, de droit, d'histoire et même tirés du dossier pour convaincre que la victime Nicolas Sarkozy a toute sa place sur les bancs des plaignants au procès Clearstream. « Cette affaire n'a pas comme origine une plainte de Nicolas Sarkozy, rappelle-t-il, mais de Philippe Delmas [ancien dirigeant d'Airbus, Ndlr], puis d'Alain Gomez [ancien PDG de Thomson, Ndlr], puis de Pierre Martinez [ancien directeur de la sécurité de Thomson, proche de Gomez, Ndlr]. Ce n'est que longtemps ensuite que mon client s'est constitué partie civile », rappelle-t-il. Pour faire bonne mesure, il cite les présidents Pompidou et Giscard d'Estaing qui ont porté plainte. On ajoutera, pour mémoire, que le procureur de Paris a suivi maître Herzog en affirmant que Nicolas Sarkozy avait le droit de porter sa partie civile. Demain, débute l'audition des accusés.Pascal Jungh

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