Réforme de La Poste : dix questions sur un dossier sensible
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C'est un dossier très sensible que le gouvernement s'apprête à défendre au Parlement dans les prochaines semaines : le changement de statut de La Poste, c'est-à-dire la transformation de cet établissement public en société anonyme. Protestant contre un projet de loi « qui ouvre la voie à une privatisation indirecte », les principaux syndicats et les partis de gauche, en tête desquels un facteur nommé Olivier Besancenot, appellent à des grèves et à des manifestations aujourd'hui. Avec, comme arguments chocs vis-à-vis du grand public, la menace de disparition d'un des derniers services publics dans des milliers de petites communes. Et la kyrielle des promesses non tenues sur France Télécome;lécom, Gaz de France ou EDF.Ces comparaisons, le gouvernement cherche à les éviter. D'autant que, avec la hausse des tarifs du gaz et de l'électricité, ou bien la vague de suicides chez France Télécome;lécom, la concurrence a perdu quelques défenseurs. Nicolas Sarkozy lui-même n'a-t-il pas semé le doute en déclarant, à propos de la quatrième licence mobile, que « le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur » ? Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, en charge de ce dossier plutôt explosif, a répété hier dans une interview au « Parisien » qu'« à aucun moment des capitaux venant de fonds privés ne rentreront au capital de La Poste, y compris via la Caisse des dépôts ».Reste que l'entreprise a vu son activité principale, le courrier, fléchir de plus de 6 % en volume depuis janvier. Et que l'arrivée de concurrents, à partir de 2011, n'arrangera rien. Le déminage s'avère donc complexe.
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