Affontements sur l'économie entre « réalistes » et « protestaires » du PS

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Il y a les optimistes, comme Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, qui salue le début d'un « dialogue programmatique » et les plus réservés, à l'image de François Hollande, qui juge que « la décomposition de la majorité oblige la gauche à élever le niveau et à préparer plus vite que prévu l'alternative ». Plus inquiétant pour le PS, les divergences de méthode se doublent de divergences de fond.Le chef de file des « sociaux-réformistes » devrait logiquement être Dominique Strauss-Kahn. Mais ses fonctions de directeur général du FMI le contraignent au silence. Samedi, DSK était l'une des cibles des critiques des militants de l'aile gauche du PS réunis autour de Benoît Hamon. Etaient conviés au rassemblement le communiste Pierre Laurent, le Vert Jean-Vincent Placé et le responsable du NPA Olivier Besancenot. Au même moment, Ségolène Royal réunissait les adhérents de Désirs d'avenir, en présence de Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche. « Nous progressons, pas seulement pour nous mettre d'accord contre la politique de Nicolas Sarkozy, mais pour imaginer des solutions en commun », a commenté Benoît Hamon. « Faire des choix »Mais quand le porte-parole du PS promet pour 2012 « une augmentation générale de tous les salaires, la retraite à 60 ans, le gel des loyers », François Hollande, tenant d'une ligne « réaliste », estime qu'il faudra plutôt « faire des choix, hiérarchiser les dépenses et les recettes ». L'ex-premier secrétaire, aspirant déclaré à la candidature présidentielle, a souligné que l'alliance avec l'extrême-gauche n'était pas « l'axe du parti ». Pour l'instant, Martine Aubry s'en tient à sa stratégie : renvoyer le débat programmatique à la convention ad hoc prévue en mars 2011. La première secrétaire du PS est liée par le pacte de non-agression conclu avec Dominique Strauss-Kahn pour la période qui précède les primaires. Mais l'ancienne ministre de Lionel Jospin ne veut pas laisser les critiques prospérer à droite sur une impréparation supposée du PS. « Je ne vois pas d'engagements impossibles à assumer. Chacun sait que non seulement nous savons gérer, mais également faire des choix », explique-t-elle. Hélène Fontanaud

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