Échec du plan de paix d'Obama au Moyen-Orient

 |   |  302  mots
Proche-OrientBarack Obama souhaitait ardemment une « photo de famille » réunissant pour la première fois Benyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas. Il a obtenu gain de cause. L'événement aura lieu aujourd'hui à New York. Mais pour faire entrer le Premier ministre israélien et le président palestinien dans le cadre des caméras, Barack Obama a dû avaler des couleuvres. Tout laisse d'ailleurs à penser que la poignée de mains qui sera immortalisée risque d'être l'unique résultat concret de la rencontre.Le président américain a en effet tenté de marquer sa différence avec George Bush en exerçant des pressions très fortes sur Benyamin Netanyahou pour obtenir un gel total de la colonisation en Cisjordanie, où vivent déjà 300.000 Israéliens et dans la partie arabe de Jérusalem, où 200.000 Israéliens sont installés. Pour y parvenir, il a dépêché à plusieurs reprises George Mitchell, son envoyé spécial au Moyen-Orient. En vain. Ce négociateur chevronné est revenu bredouille à Washington. Benyamin Netanyahou n'a consenti qu'à un simple « ralentissement » temporaire de la construction de logements dans les implantations de Cisjordanie.ConvoquéMahmoud Abbas, qui avait menacé de continuer à boycotter Netanyahou si la colonisation se poursuivait, a finalement dû accepter une invitation à New York qui ressemblait plus à une convocation. Résultat : le pessimisme général est de rigueur chez tous les participants. Sauf coup de théâtre, personne ne s'attend à ce que ce sommet permette de relancer les négociations de paix au point mort depuis des mois. Barack Obama n'a pourtant pas lâché prise. De nombreux commentateurs israéliens ou arabes estiment qu'il a ainsi surtout refusé de reconnaître un échec diplomatique cuisant au moment où sa cote de popularité aux États-Unis a tendance à piquer du nez. Pascal Lacorie

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :