Frédéric Mitterrand  : essai à transformer

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La nomination de Frédéric Mitterrand comme ministre de la Culture et de la Communication en juin avait été accueillie assez favorablement. Son lyrisme et sa bonhomie tranchaient avec son prédécesseur, la si sérieuse et si peu charismatique Christine Albanel. « Son ambition est considérable, il veut détruire Lang », assurait alors à « L'Express » un ancien collaborateur de François Mitterrand. Six mois après, difficile de cacher une certaine déception. Sur la forme, son lyrisme a quasiment disparu, et sa maîtrise des dossiers laisse parfois à désirer. Sur le fond, c'est la continuité avec la politique d'Albanel, aggravée par une accumulation de problèmes : dissensions au sein du cabinet, grève des musées? Moult dossiers (télévision numérique, taxe sur les chaînes privées?) ont été « piqués » par d'autres ministères. À son actif, il faut mettre les 750 millions d'euros pour la numérisation du patrimoine obtenus dans le cadre du grand emprunt. De quoi désamorcer le dossier de la Bibliothèque nationale de France. La question est maintenant de savoir s'il sera confirmé après les régionales. J. H.

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