Les démocrates pénalisés pour les élections de 2012

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Tous les dix ans, les stratèges démocrates et républicains se livrent à une bataille rangée à coups de ciseaux. Car une opportunité unique se présente à eux : redécouper la carte électorale américaine après les résultats du recensement décennal. Et donc influer sur les résultats des prochaines élections. Victorieux lors du scrutin de mi-mandat du 2 novembre, les républicains abordent cette épreuve en position de force. « Les mains qui contrôleront les souris d'ordinateurs seront bien plus souvent des mains républicaines », explique Kimball Brace, président du cabinet Election Data Services.Car au-delà de leur cuisant revers au Congrès, les démocrates ont perdu bon nombre d'élections locales. Or, c'est à ce niveau que seront déterminés les futurs districts, qui voteront tous les deux ans pour leurs représentants à la Chambre. « Peu d'États essaient de redécouper les circonscriptions de manière équitable, estime Raymond Scheppach, directeur de l'association nationale des gouverneurs. La plupart cherchent au contraire à les définir de façon à s'assurer le plus de sièges possibles ». En 2000, les républicains avaient par exemple profité de leur position de force dans le Michigan pour imposer un redécoupage extrêmement favorable. Deux ans plus tard, ils remportaient 9 sièges sur 15 alors qu'ils n'en contrôlaient jusque-là que 7 sur 16.Impact limitéLes conclusions du recensement, rendues publiques mardi, donnent un avantage encore plus grand au camp républicain. 17 des 20 circonscriptions les plus peuplées du pays ont voté par exemple pour eux en novembre. Ils pourront donc s'offrir le luxe de redistribuer une partie de leurs partisans dans des districts qui leur sont pour l'instant moins favorables. En outre, les 8 États qui vont gagner des sièges sont majoritairement républicains. Les 10 qui seront moins représentés sont plutôt démocrates. L'impact sur les grands électeurs, qui déterminent le vainqueur des élections présidentielles, reste en revanche limité. « Mais historiquement, les candidats de la même couleur politique que le gouverneur récoltent un à deux points de plus », rappelle Raymond Scheppach. Et il ne faut parfois que quelques milliers de votes pour faire basculer le résultat. jérôme marin, à New York

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