OPA : les émergents donnent un coup d'accélérateur

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En tant que cibles ou acquéreurs, les entreprises des pays émergents participent pleinement à la frénésie de fusions et acquisitions à travers la planète. Au cours des dernières semaines, des « deals » de toutes tailles ont été confirmés ou ont fait l'objet de rumeurs sur chaque continent : rachat de l'opérateur de télécoms brésilien Vivo par l'espagnol Telefonica pour 7,5 milliards d'euros, prise de participation majoritaire par la compagnie minière indienne Vedanta dans une filiale du pétrolier britannique Cairn Energy pour quelque 7 milliards d'euros, fiançailles de la compagnie aérienne chilienne LAN avec la brésilienne TAM...nombre d'opérationsCe dynamisme ne surprend pas KPMG. Dans un rapport publié lundi, le cabinet de conseil rapporte que les activités de rapprochements transfrontaliers concernant les marchés émergents ont bondi de 25 % au cours du premier semestre 2010 par rapport aux six mois précédents. Les sociétés issues des pays industrialisés ont bien sûr participé à ce mouvement, avec 748 acquisitions réalisées dans des pays émergents en hausse de 9 %. En sens inverse, des entreprises émergentes ont racheté 243 groupes basés dans des pays industrialisés, en croissance de 25 % sur le semestre précédent. Les regards sont désormais tournés vers le chinois Sinochem et le brésilien Vale qui, selon Bloomberg, convoiteraient le premier fabricant mondial d'engrais, le canadien Potash.Le nombre d'opérations conclues entre émergents a en revanche reculé de 126 à 98 d'un semestre sur l'autre. Responsable des marchés à forte croissance pour KPMG en Grande-Bretagne, Ian Gomes recommande pourtant aux industriels et aux opérateurs de marchés occidentaux de ne pas sous-estimer le phénomène de « E to E », soit les rapprochements entre émergents. « C'est là que se forment actuellement les multinationales de demain », souligne le responsable, notant la conclusion de 1.518 achats et mariages depuis 2003. Lundi, le constructeur automobile indien Mahindra & Mahindra a signé un accord préliminaire pour reprendre le coréen en faillite Ssangyong, un temps convoité par Renault.

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