A400M  : les États clients et EADS ont trouvé un accord de principe

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L'avion de transport militaire A400M est proche du décollage. « Je peux vous annoncer avec une grande satisfaction que nous sommes arrivés à un accord de principe entre les sept pays clients [Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Royaume-Uni, Turquie, Ndlr] et EADS », a annoncé mercredi la ministre espagnole de la Défense, Carme Chacon, à son arrivée à Palma de Majorque pour une réunion de deux jours avec ses homologues de l'Union européenne et de la Turquie. Sur les 5,2 milliards d'euros de surcoûts restants à financer, les États apporteront 2 milliards à travers une hausse de plus de 10 % du prix à l'unité de l'appareil. Paris, Berlin et Madrid ont ensuite proposé au groupe de lui verser des avances remboursables d'un montant de 1,5 milliard d'euros. Ce montage laisse 1,7 milliard à la charge d'EADS.En revanche, Carme Chacon n'a pu préciser les termes de l'accord. Et pour cause, « quelques détails techniques encore ouverts » restent à discuter et « pourraient être concrétisés » jeudi matin. Par la suite, a-t-elle ajouté, les hauts fonctionnaires de la Défense vont conclure le projet d'accord. Mais en coulisse, les négociateurs se disent encore éloigné d'un accord final.Les détails techniques concernent l'évolution de la clause de révision des prix, indexés dans le contrat sur le PIB. S'il existe un consensus entre les États clients et EADS, les discussions vont prendre du temps. Idem pour les modalités de versement des avances remboursables : la négociation détaillée, notamment sur la part prélevée par avion vendu à l'exportation par les États clients, sera longue.N'ayant pu obtenir une nouvelle rallonge des États, EADS demandait de supprimer quelques spécifications de l'A400M pour lever certains risques industriels à venir. Les États y sont prêts, mais simplement à la marge. Reste enfin à chaque Etat à formaliser sa commande d'A400M. Certains pourraient être tentés, à budget constant, de la baisser, mais dans des limites raisonnables. La France va confirmer sa commande (50 appareils). L'Allemagne aussi en principe (60). La Grande-Bretagne va en revanche l'augmenter (plus de 20 au lieu de 19). Michel Cabirol

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