Un fonds franco-qatari à la rescousse des banlieues françaises
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Cette fois, c\'est la bonne. Annoncé en décembre dernier, puis reporté en raison des élections présidentielles françaises, le lancement - par le Qatar - d\'un fonds d\'investissement destiné à financer les jeunes entrepreneurs des banlieues françaises semble imminent. Une porte-parole du ministère du Redressement productif a en effet indiqué à l\'AFP, ce lundi, que le gouvernement voulait aller vite en la matière.Pour mémoire, le rachat du club de foot PSG (Paris Saint Germain) par l\'émirat du Qatar, en 2011, avait donné l\'idée à l\'Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) de demander à l\'émir Cheikh Hamad al-Thani de participer au développement de projets portés par des jeunes gens issus des quartiers difficiles, en France.Plus exactement, il s\'agira en réalité d\'un fonds franco-qatari, abondé à hauteur de 50 millions d\'euros par le Qatar. La part apportée par la France n\'est pas encore connue. « Les démarches engagées n\'étant pas encore totalement abouties, le montant du fonds n\'est pas encore arrêté, mais pourrait atteindre les 100 millions d\'euros », indique l\'organisation de solidarité PlaNet Finance, dans un communiqué publié lundi.Une certitude : le secteur privé devra mettre la main à la poche, au côté de l\'Etat. Dans cette optique, le gouvernement souhaite « solliciter des entreprises ayant des intérêts économiques au Qatar », a confié la porte-parole du ministère du Redressement productif à l\'AFP. Autre confidence : le fonds ne serait plus limité aux banlieues, mais élargi à « des territoires où il y a une certaine forme de vitalité économique mais où les investissements ne suivent pas », toujours selon la porte-parole du ministère.
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