profil bas sur les terres rares
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« Pour nous, les terres rares ne sont pas un problème ! » À l'heure où ce groupe de 17 matériaux cristallise les tensions entre la Chine et le reste du monde (lire « La Tribune » du 21 octobre), les dirigeants de Rhodia affichent une surprenante sérénité. Leur explication ? « Les quotas d'exportation de terres rares ne concernent que les produits séparés [en cours de transformation, Ndlr] et non les produits finis », justifie Jean-Pierre Clamadieu. Or, Rhodia, qui réalise dans ce domaine « un peu moins de 200 millions d'euros » de ventes, possède deux usines en Chine, où il fabrique une grande partie de ses produits destinés à la catalyse automobile ou au polissage d'écrans LCD. Cela ne l'empêche pas de ressentir les à-coups de la politique chinoise. « En trois mois, le prix d'un kilo de cerium, utilisé dans l'électronique, est passé de 5 à 95 dollars », indique Hua Du, responsable « terres rares » du groupe. Pour diversifier ses approvisionnements, Rhodia a passé début 2010 un accord avec l'un des rares producteurs non chinois, l'australien Lynas, et réfléchit à des projets au Canada ou en Inde.
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