Année décisive pour Edap-TMS en France

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Les prochains mois vont être d'une importance cruciale pour Edap-TMS : la société va renforcer ses activités aux États-Unis et en... France, où elle est en attente d'un avis de la Haute Autorité de santé (HAS) sur le remboursement de son traitement dit « Ablatherm ». Après avoir déposé en 2003 un dossier de remboursement écarté pour « données insuffisantes », l'Association française des urologues (AFU) a de nouveau sollicité, en 2009, l'avis favorable de la HAS dont la réponse est attendue d'ici la fin du premier semestre 2010. Parallèlement, Edap-TMS va relancer sa filiale commerciale aux États-Unis et poursuit la procédure d'homologation de l'Ablatherm, financée par sa dernière levée de fonds au Nasdaq (20 millions d'euros).Le traitement par Ablatherm a été développé pour traiter le cancer localisé de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité (Hifu), en complément des deux thérapies de chirurgie et radiothérapie. Il a été mis en oeuvre grâce au rapprochement, à partir de 1994, des deux sociétés, l'une parisienne, Edap, l'autre lyonnaise, Technomed Medical System (TMS), alors start-up vedette du second marché, en collaboration avec l'Inserm et des médecins de l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon.Edap-TMS s'est d'abord positionné sur les affections bénignes de la prostate avec un appareil de traitement par micro-ondes, le Prostatron, qui lui vaut un franc succès aux États-Unis où la société s'introduit au Nasdaq en 1997. Elle revend cette technologie en 1999 à un concurrent américain pour 20 millions de dollars, par échange d'actions et 8 millions en cash. L'opération permettra à la PME française de lancer en Europe l'Ablatherm parallèlement à son autre activité de conception-fabrication de lithotriteurs, un appareil de destruction des calculs rénaux sans intervention chirurgicale.six filialesEn 2009, la société, qui emploie 150 personnes, dont 90 au siège de Vaulx-en-Velin (Rhône), a réalisé un chiffre d'affaires de 24,9 millions d'euros (+ 8 %), dont 60 % dans les lithotriteurs et 40 % avec l'Hifu (Ultrasons focalisés de haute intensité). « Le marché des lithotriteurs a atteint sa maturité, notre potentiel de croissance réside dans l'Hifu sur un secteur qui est en progression en raison du vieillissement de la population et de la détection précoce des risques de cancer », précise Marc Oczachowski, président de la société. 65.000 nouveaux cas de cancer de la prostate sont enregistrés par an en France. Pour l'heure, la croissance d'Edap-TMS se fait principalement à l'exportation (80 % du chiffre d'affaires), via ses six filiales en Asie et en Europe, car le recours à l'Ablatherm est freiné en France par son non-remboursement par l'assurance-maladie.Pourtant, selon Marc Oczachowski, l'Hifu présente beaucoup d'avantages : la technologie focale est moins chère de 15 % à 20 %, privilégie le dépistage et limite fortement les effets secondaires (incontinence et troubles sexuels). Elle bénéficie aussi de la reconnaissance des professionnels de l'AFU. L'Ablathermie traite actuellement plus de 21.000 patients dans 244 centres hospitaliers dans le monde, dont un millier dans 40 centres en France grâce au « militantisme » thérapeutique de leurs dirigeants. « Notre objectif serait de traiter 15.000 cas environ », indique le président d'Edap-TMS.

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