Fillon prévoit malgré tout une baisse du chômage fin 2010

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Alors que le conjoncture est plus qu'incertaine, que les destructions d'emplois continuent, le Premier ministre veut faire preuve d'optimisme. « Nous allons poursuivre notre effort et ajuster les dispositifs de lutte contre le chômage, chômage qui devrait d'ailleurs s'inverser dans la deuxième partie de 2010, compte tenu de la reprise de l'activité économique », a-t-il déclaré jeudi devant les Sénateurs, à l'occasion des questions d'actualité. Mercredi, il avait affirmé que le chômage allait augmenter « au moins juqu'à mi 2010 ». Les deux déclarations ne sont pas incompatibles, mais le Premier ministre, face à des articles de presse mettant en avant de profonds désaccords avec Nicolas Sarkozy, privilégie désormais la version optimiste, afin de se rapprocher des déclarations présidentielles. Le 25 janvier, lors d'une intervention télévisée, Nicolas Sarkozy avait annoncé une baisse du chômage, prévision contredite peu après par François Fillon.A l'appui des dires du Premier ministre, le Syntec (conseil en recrutement) a publié jeudi une étude faisant état de « prévisions encourageantes pour l'année 2010 », s'agissant du recrutement. Près d'un responsable des relations humaines sur deux envisage de recruter cete année, dont 28 % avec certitude. Une situation qui rompt avec celle de l'année 2009. Pôle emploi, qui a analysé l'évolution des offres de postes déposées auprès de ses services sur la période allant d'octobre 2008 à septembre 2009 (par rapport à l'année précédente), montre dans une étude publiée jeudi que certains secteurs ont malgré tout cointinué de recruter, au plus fort de la crise. Effondrement des CDIAinsi, dans la santé ou l'administration locale, les offres déposées ont augmenté de 4 %, de même que s'agissant des services à la personne (+ 3 %). En revanche, elles ont lourdement chuté dans l'industrie (? 36 %), ce qui a entraîné une forte baisse des offres pour l'intérim (? 31 %). Ce sont d'abord les offres de CDI qui se sont effondrées. L'étude souligne que certains métiers ont résisté à la crise, tels que couvreur, éducateur spécialisé, ou cadre des assurances... I. B.

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