BP s'apprête à se séparer de son directeur général

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Le sort de Tony Hayward semble scellé. Selon des informations concordantes rapportées par les médias britanniques, l'annonce du départ du directeur général de BP, vivement critiqué pour sa gestion de la marée noire du golfe du Mexique, serait imminente. Le calendrier de son retrait devrait être examiné lors du conseil d'administration que le groupe tiendra lundi, à la veille de la publication de ses résultats trimestriels. Très attendus, ils devraient permettre d'y voir un peu plus clair sur les conséquences financières de l'accident.Soigner l'image du nouveau BPSelon le « Guardian », Tony Hayward négociait dimanche les conditions de son départ. Le quotidien rapporte que le dirigeant et des membres du conseil d'administration sont arrivés à la conclusion, la semaine dernière, que la préservation des chances du « nouveau BP » aux États-Unis, une région clé pour le groupe, impliquait nécessairement qu'il s'en aille. Avec ses gaffes à répétition, Tony Hayward était devenu un véritable épouvantail aux États-Unis. Pour tout commentaire, BP s'est borné à déclarer?: « Tony Hayward est notre directeur général. Il a le soutien total du conseil d'administration et de la direction. »Le nom de son remplaçant ne sera pas forcément dévoilé lors de l'annonce, mais son successeur pressenti est, de l'avis général, l'Américain Bob Dudley, qui a pris depuis un mois la responsabilité de gestion de la marée noire sur le sol américain. D'emblée, celui-ci s'est attaché à restaurer un peu du crédit de BP dans le pays, recourant dans sa communication à un registre émotionnel dont Tony Hayward s'était montré incapable. Pendant qu'à Londres on s'activait autour du cas Hayward, dans le golfe du Mexique, le travail sur le puits de Macondo a repris dimanche, après quelques jours d'interruption liée à la tempête tropicale Bonnie. Sur place, BP va tenter une nouvelle opération pour boucher plus solidement son puits, qui ne fuit déjà plus depuis quelques jours, en attendant de le neutraliser définitivement grâce aux puits de relais. L'opération baptisée « Static Kill », qui consiste à injecter boue de forage et ciment pour l'obturer, devrait pouvoir commencer d'ici un peu plus d'une semaine. Olivier Hensge

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