Les syndicats allemands acceptent les concessions

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En Allemagne, lors des négociations de sauvetage d'Opel, au printemps 2010, GM avait demandé aux employés allemands de la firme automobile de renoncer à nombre d'avantages. Après de longues discussions, le syndicat IGMetall enténirait l'annulation des hausses de salaires prévues pour permettre à la société d'économiser 177 millions d'euros par an pendant 4 ans. En échange, la direction s'engageait à ne pas fermer de sites allemands. Quelques mois plus tôt, c'étaient les salariés de la chaîne de grands magasins en faillite Karstadt qui acceptaient de dire adieu à leurs primes d'été et de Noël. Plus globalement, IGMetall avait montré l'exemple en acceptant de limiter ses exigences salariales en fonction de l'inflation de 2010 en échange d'une garantie de l'emploi pour l'industrie métallique. Depuis le début des années 2000, les salariés allemands sont habitués à des concessions sévères pour protéger et encourager la compétitivité et l'emploi. Avec succès puisque le chômage est passé de 12,3 % en 1998 à 7,5 % aujourd'hui, malgré le coût en termes de précarité et de demande intérieure. Romaric Godin, à Francfort

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