Nouvelle augmentation programmée des tarifs d'EDF

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Jugée inéluctable par nombre d'acteurs, la hausse substantielle des tarifs d'EDF prend progressivement corps. En août, l'électricien avait obtenu du gouvernement une augmentation moyenne de 3,4 % de ses tarifs, destinée à lui permettre de « réaliser les investissements nécessaires dans ses moyens de production et dans les réseaux ». Cette fois-ci, c'est une simplification du mécanisme permettant de répercuter sur le consommateur les coûts du développement du renouvelable en France qui devrait voir le jour. Comme l'ont révélé « Les Échos », l'Assemblée a adopté, lors de l'examen de la loi de Finances 2011, un amendement prévoyant au 1er janvier une hausse plafonnée à 3 euros de la taxe destinée à financer le développement des énergies renouvelables dans l'Hexagone, la CSPE (contribution au service public de l'électricité). Cette taxe, de 4,50 euros par mégawattheure (MWh) actuellement, est notamment intégrée au tarif payé par les particuliers (tarif bleu), fixé à 93,1 euros par MWh (hors taxes). Pour ceux-ci, une augmentation de 3 euros ferait grimper leur facture d'environ 3 %. Électricité photovoltaïque Le niveau de la CSPE n'a pas évolué depuis 2004, alors que la production d'électricité photovoltaïque a explosé récemment, décuplant ces deux dernières années. Or EDF doit racheter cette électricité à des tarifs très supérieurs aux prix de gros, ce qui s'est traduit par un déficit de 1,6 milliard d'euros dans ses comptes 2009. Devant l'explosion des capacités, le gouvernement a aussi baissé deux fois cette année le coût du rachat de l'électricité d'origine solaire (en excluant les installations des particuliers).Toujours soucieux du caractère politiquement sensible des tarifs d'EDF, le ministère de l'énergie avait rejeté en 2009 l'augmentation de la CSPE préconisée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Désormais, si la loi de Finances, actuellement en première lecture, est adoptée en l'état, la proposition de la CRE sera automatiquement mise en oeuvre... sauf si un arrêté gouvernemental s'y oppose et fixe lui-même le montant de la taxe. L'exécutif n'est quand même pas prêt à perdre toute autorité sur ce sujet toujours inflammable. O. H.

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