Les services payants d'écoute de musique font des émules

L'année 2009, marquée par la crise publicitaire y compris sur Internet, a révélé les limites des modèles économiques des services Web d'écoute de musique gratuite et illimitée (streaming), financés à 100 % par la publicité. Le français Deezer, dont l'audience a atteint 7 millions de visiteurs uniques en décembre (+ 84 % en un an), assure que « toutes ses lignes de produits sont en fort développement ». Il affirme que l'offre « premium » à 9,99 euros par mois, pour écouter de la musique sans publicité, importer ses listes d'écoute sur mobile, est un succès. Mais le chiffre de 15.000 abonnés recrutés en trois mois circule. Soit, si ce rythme restait inchangé, 70.000 fin 2010, en deçà des 100.000 espérés au lancement. Deezer cherche donc à sortir des frontières pour asseoir son modèle économique. C'est en tout cas l'une des missions de son nouveau patron, Axel Dauchez (voir encadré).De fait, avec un service à peu près équivalent, Spotify, lancé par des Suédois, est aujourd'hui présent en Scandinavie, Espagne, France et au Royaume-Uni. Sur 7 millions d'utilisateurs, 260.000 auraient souscrit l'abonnement à 9,99 euros par mois, a indiqué son président, Daniel Ek, présent au Midem. Soit, à ce stade, moins de 1 %. La fnac bientôt en pisteMais Daniel Ek estime que les conditions sont désormais réunies pour que la musique en ligne par abonnement décolle enfin : la portabilité des services sur mobile, à travers les applications sur iPhone, par exemple ; la capacité à partager ses listes de musique avec d'autres, en les portant d'un seul clic sur Facebook, Twitter? plates-formes qui apportent sur Spotify davantage de trafic que Google, a précisé Daniel Ek. Le modèle fait des émules.La Fnac, qui vend déjà de la musique en ligne titre par titre, devrait lancer prochainement une offre d'abonnement payant de streaming musical. Lagardèrerave;re Active aussi. Quant à WorMee, une start-up développée au sein du laboratoire d'Orange Valley, en ligne depuis juin 2009, elle prépare, au-delà du streaming gratuit sur Internet, des offres par abonnement ou d'achat de titres à l'acte. Les abonnés d'Orange peuvent déjà souscrire des abonnements à 6 ou 12 euros par mois, pour télécharger sur mobile et Internet dix ou vingt-cinq titres : environ 200.000 abonnés auraient choisi une option musique.Mais Apple, déjà numéro un des ventes de musique par téléchargement, pourrait une fois de plus venir rafler la mise. On lui prête l'intention d'utiliser sa récente acquisition, Lala.com, rachetée à Warner Music, pour permettre aux utilisateurs de sa plate-forme d'écoute de musique iTunes de placer dans un « nuage informatique » leur bibliothèque musicale, pour l'écouter de partout en streaming.

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