Vastes chantiers pour le futur patron d'EDF

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En accédant à la tête d'EDF, Henri Proglio n'arrivera pas en terre inconnue. D'abord parce qu'il préside le comité stratégique de l'électricien public depuis 2004. Et qu'il a donc participé, à ce titre, à toutes les décisions concernant les choix stratégiques.Ensuite parce que son principal chantier, comme chez Veolia, sera de gérer une dette en très forte hausse. Va-t-il accélérer le plan de cession de 5 milliards d'euros d'actifs décidé par Pierre Gadonneix en février dernier ? Pour l'heure, ce programme n'est pas finalisé même si les pistes sont arrêtées : cession du réseau de distribution détenu par EDF en Grande-Bretagne et vente d'une nouvelle part de 20 % dans British Energy (« La Tribune » du 21 septembre). En interne, le débat fait rage entre les partisans du statu quo sur les acquisitions à l'international et ceux qui pensent que les complications actuelles sur le dossier américain permettraient de renoncer, sans perdre la face, à l'achat de la moitié des actifs nucléaires de Constellation pour 4,5 milliards de dollars.En France, Henri Proglio devra mener EDF dans un paysage concurrentiel inédit. La loi Nome (nouvelle organisation du marché de l'électricité) en préparation va obliger l'électricien à partager avec ses concurrents privés la rente nucléaire. EDF devra céder environ 20 % de sa production nucléaire à un prix proche du prix de revient. Enfin, il incombera à Henri Proglio d'apaiser les tensions sociales après la flambée revendicative du printemps dans les centrales nucléaires et la distribution. M.-C. L.

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