La dette pèse lourdement sur le cours de Bourse
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7 euros. Le bilan boursier des années Gadonneix pourrait se résumer à 7 petits euros. C'est en effet l'écart qui sépare le prix actuel d'un titre EDF (39 euros) de celui de son introduction en Bourse voilà près de quatre ans, à 32 euros. Ce n'est pas cher payé même si l'action, il est vrai, avait été jugée un peu trop chère par les analystes lors de son placement sur le marché.Mais résumer le parcours d'EDF à cette hausse modeste serait assez réducteur. Ce serait oublier que le géant énergétique a préalablement tutoyé les cieux boursiers. Précisément deux ans et deux jours après son introduction, le titre touche, alors, un plus-haut historique de 85,50 euros après une envolée de 169 % ! À l'époque, l'électricien, dont la capitalisation atteint 156 milliards d'euros, relègue le pétrolier Total à la deuxième place des poids lourds de la cote française et défie ses homologues européens. Pour l'État ? actionnaire à près de 87 % ?, l'occasion est alors rêvée de placer sur le marché une tranche supplémentaire de 2,5 % du capital et d'empocher 3,7 milliards d'euros.Depuis, le titre EDF a subi une violente cure d'amaigrissement. Bien entendu, la crise financière, la déroute boursière et la chute du prix du baril (qui réduit l'atout compétitif du nucléaire par rapport aux centrales thermiques) expliquent en grande partie cette anémie. Après avoir perdu l'an dernier la moitié de son poids en Bourse, EDF s'inscrit encore en recul de 5 % depuis le début de l'année, alors que les marchés d'actions ont pourtant enregistré un de leurs plus forts rebonds historiques. Mais cette embellie a jusqu'ici profité aux valeurs cycliques aux dépens des défensives comme EDF.gourmand en capitauxComme ses pairs, l'électricien tricolore ne fait plus vibrer les investisseurs. Il y a un an maintenant, ces derniers ont littéralement déserté ce genre de sociétés aux revenus certes récurrents mais dont l'activité est gourmande en capitaux, vrai handicap à l'époque où les banques avaient mis le marché du crédit au pain sec et à l'eau. EDF ? comme d'ailleurs Veolia ? est handicapé par une lourde dette (37 milliards d'euros à fin juin 2009). Le groupe s'est, il est vrai, distingué l'an dernier en achetant British Energy et en négociant la reprise des actifs nucléaires de l'américain Constellation Energy au nez et à la barbe de Warren Buffett.EDF n'est toutefois pas sans ressource. Il a pu juger de sa popularité auprès du grand public avec le succès cet été de son emprunt qui lui a rapporté 3,2 milliards d'euros. Un bon point qu'il doit maintenant confirmer. D'ici là, l'État n'aura assurément pas envie de céder du papier trop bon marché. Gaël Vaut
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