Jean-François Copé hyper-encerclé à l'UMP

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majoritéC'est peu dire que Jean-François Copé irrite à l'Élysée. Pour preuve, Nicolas Sarkozy a reproché à Brice Hortefeux sa « décontraction » lors du « campus » de l'UMP début septembre dans les Landes. Le ministre de l'Intérieur avait choqué avec des propos ambigus sur un jeune militant d'origine maghrébine. Mais le chef de l'État a surtout tiqué en voyant son « ami de trente ans » poser aux côtés du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.Promoteur de la « coproduction législative » et de « l'hyper-Parlement », Jean-François Copé effectue, il est vrai, une rentrée offensive face à l'hyper-président Nicolas Sarkozy.Aux journées parlementaires du Touquet, jeudi et vendredi, son initiative en faveur de la fiscalisation des indemnités versées aux accidentés du travail a suscité le débat, et notamment la défiance du président de l'Assemblée, qui y a vu l'occasion de rappeler à l'ordre celui qui se présente déjà comme un présidentiable pour 2017. Dans son discours de clôture, Bernard Accoyer a dénoncé des « initiatives improvisées », et estimé que le devoir des parlementaires de la majorité n'était pas « de pousser égoïstement le véhicule qui nous est donné à son maximum », mais de « remplir » une mission « au seul nom de l'intérêt général ».Dans une interview au « Journal du dimanche », François Fillon a pris ses distances avec Jean-François Copé en soulignant que cette mesure fiscale, dénoncée par la gauche, ne figurait pas dans le projet de budget 2010. Le Premier ministre a toutefois précisé que « le gouvernement en comprend l'esprit » et « examinera avec le Parlement toutes les options ».Dans son discours au Touquet, François Fillon a certes rappelé à Jean-François Copé qu'il ne pouvait « y avoir l'exécutif et le législatif qui tirent à hue et à dia » et donc « de contre-pouvoirs ». Mais plusieurs députés estiment en coulisse que le Premier ministre prend en fait soin de ménager le président du groupe à l'Assemblée au moment où des textes importants arrivent au Parlement. Qui plus est à six mois des élections régionales.« coresponsabilit頻Présent lui aussi au Touquet, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a préféré ironiser sur l'activisme de son rival « générationnel ». « Au nom de la révision générale des politiques publiques, on peut aussi supprimer le gouvernement », a-t-il lancé en appelant les parlementaires non à la « coproduction » mais à la « coresponsabilit頻. Hélène Fontanaud

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