Alonso, le rayon de soleil de Renault
La Tribune
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Un petit miracle. Dans un contexte très délicat lié à l'affaire du « Crashgate », Fernando Alonso a pris la troisième place du Grand Prix de Singapour hier, derrière Lewis Hamilton et Timo Glock. L'Espagnol offre ainsi à Renault son premier podium de la saison. Une performance inespérée pour la marque au losange, une semaine après les départs conjugués de Flavio Briatore et Pat Symonds. « C'est un résultat fantastique. C'est super de faire notre premier podium de la saison, savoure le double champion du monde espagnol. J'étais un peu stressé au départ lors de la lutte avec Webber. J'ai laissé passer Glock à ce moment-là et il finit devant nous mais je n'ai pas à me plaindre. C'est un moment important pour l'ensemble de l'écurie. Nous avons passé quelques semaines difficiles. Le podium, c'est au-delà de nos espérances. » Arrivée sur la pointe des pieds en bas des buildings asiatiques, l'écurie franco-anglaise espérait limiter la casse dans l'obscurité singapourienne. Pour aborder ce Grand Prix de nuit, un nouvel organigramme avait même été adopté dans l'urgence. « Il fallait aller vite. Nous avons mis en place une organisation transitoire. Bob Bell s'occupe de la partie technique et je gère le reste de l'écurie, détaille Jean-François Caubet, le nouveau directeur général. On a deux objectifs : améliorer la performance de la voiture et mettre sous contrôle l'écurie. Il faut qu'on retrouve de l'humilité. On était un ?top team?, on ne l'est plus. On va tout faire pour le redevenir. »influenceLe meilleur moyen d'y parvenir serait de renoncer aux anciennes méthodes incarnées par Briatore. Or, il semble que cela ne soit pas encore tout à fait le cas. Il faudra un certain temps à Renault pour se défaire de l'influence de l'homme d'affaires italien. Nombre de ses proches sont encore en poste actuellement. À commencer par Caubet et Bell, les nouveaux hommes forts du Team. Fernando Alonso lui-même a déclaré en conférence de presse : « Je dédie ce podium à Flavio Briatore. » Une sortie révélatrice. D'autant que le remplacement définitif de l'ancien directeur de Renault F1 pourrait prendre plusieurs semaines. « Beaucoup de noms circulent. On prend notre temps pour faire notre choix. On n'est pas press頻, assure Caubet. En attendant, l'écurie doit composer sans ses sponsors ING et Mutua Madrilena qui ont annoncé leur départ anticipé cette semaine. « On l'a appris mercredi matin. Cela ne nous a pas facilité la tache. Il a fallu qu'on redessine la voiture dans la nuit en enlevant les logos. Mais, en contrepartie, on a des partenaires, comme le groupe Total, qui continuent de nous soutenir », positive Caubet. Dans ce flou artistique, le talent d'Alonso a apporté un peu de sérénité hier sur le bitume insulaire. Une bouffée d'oxygène dont Renault ferait bien de profiter. Car en milieu de semaine, Ferrari devrait annoncer le départ de Kimi Räikkönen la saison prochaine. Une manière d'ouvrir un boulevard à l'arrivée d'Alonso au sein de la Scuderia. n« Je dédie ce podium à Flavio Briatore. » Fernando Alonso.
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